20081231

Dear 2008,

Ah ... 2008 ...
L'année de la bataille.
Celle acharnée, celle dont je suis sorti maintes fois écorché, détruit, livide... Et dont je suis sorti une fois vainqueur. En gagnant cette bataille j'ai gagné mon année. 2009 déboule. Et je te regarde droit dans les yeux. Tu ne me fais plus peur. Car j'ai retrouvé mon arme favorite. La plus puissante. Moi-même.
Je n'ai pas de résolutions particulières, comme à mon habitude. Premièremement parce que je trouve que les résolutions c'est bidon, on les tient jamais ; et surtout parce que je n'ai pas besoin d'un changement de chiffre pour décider quelque chose. Ce que je peux d'ores et déjà annoncer, en écoutant le doux son de cette confiance, c'est que 2009 sera la continuité et l'évolution de ce désir de liberté. Liberté enchaînée, mais non entravée. Feels like home? World is home.
Barcelone, New York City, Sydney?
Plus tard j'aurai des maisons partout sur la planète. Comme ça pourrai Lui* montrer le plus long des couchers de soleil.
2009 démarrera si bien, les rêves plein la tête.
Et ce blog continuera de mourir peu à peu.

20081218

Cette emprise qu'elle avait sur lui... Elle qui obscurcissait ses pensées depuis longtemps. Noyé dans les regrets, rongé par les remords, coupable d'une insouciance noire, victime d'une vengeance sombre.
Circle.
Les temps changent dirons-nous. Hier nous regardions ce tableau avec Nostalgie, les yeux bien humides ; aujourd'hui c'est avec le sourire que j'écoute cette chanson, que je ressasse ces souvenirs. Car tout s'échappe. Car les temps changent.
J'ai longtemps cherché une substitution. Un moyen de la remplacer. Je pensais que je n'y arriverais pas. Et j'avais raison. Car vouloir la remplacer n'était pas une solution. Il fallait avancer. Trouver une autre issue. Aujourd'hui elle n'est pas remplacée, elle est simplement effacée.
Je regoute au bonheur. Les plaies ne sont pas toutes fermées non. Il faudra encore du temps. Beaucoup de temps. Mais étrangement tout ce que je redoutais avant n'est plus d'actualité. N'est même plus d'existence si je puis dire.
Vermilion.
Elle* s'échappe par le premier conduit, la menant vers ses cours, où elle continuera de s'émerveiller devant des poules dansantes, tout en repensant à ce jeune homme qu'elle laisse là, le sourire le gagnant. Ce jeune homme qui avait décidé de se laisser mourir dans ce désert, qui suffoquait et crevait à force d'ingérer ces FAILs. Il se relève, lève la tête et pointe son regard vers des nuages étrangement moins lourds. Les flocons se mettent à tomber.
We won't die.
C'est un jour bien étrange. Les démons du passé reviennent mais me semblent amicaux. Je suis serein et confiant. Et puis Elle*... dont les paroles restent en ma mémoire, dont chaque mot résonne dans ma petite tête. Quelle que soit l'humeur, quel que soit le temps, quel que soit le manque. Elle reste présente. Tout le temps. Un harcèlement des plus plaisants. Une présence qui ne me noie pas. Je suis heureux... Manquerait plus qu'il neige tiens !
20081209, 1530... Tiens, il neige... Et moi, je T*aime.

20081205

J'ai évolué.
Je grandis.
Ne pas brûler les étapes, en fonçant tout de même tête baissée. Il faut négocier constamment avec le temps. Pour qu'il nous donne plus de lui-même dans les bons moments... Pour qu'il s'accélère dans les sombres moments. Pour qu'il s'arrête simplement dans Ses* bras.
Je grandis.
J'apprends à ne plus avoir peur. J'ai toujours ce grand mur en face de moi, ce que l'on appelle le futur. Et il est loin d'être engagé. Je ne suis qu'aux prémices. Je ne vois toujours qu'à quelques jours en avance, mais maintenant je n'ai plus peur de lui. Parce que je ne suis plus tout seul au devant. Elle* a décidé de me tenir la main. Elle aussi, avec ses craintes, ses doutes. Sur elle-même, sur moi. Ma mission est de les calmer, pour qu'elle reste auprès de moi. J'ai sa chaleur qui me guide. Elle m'aide. Car finalement, elle en est capable, malgré mes peines passées envers elle.
J'ai oublié tout ça.
Je ne dis pas au revoir à mes démons, non. J'ai fait l'erreur par le passé de les refouler, de les taire, et cela n'avait pas marché. Ici, je les étale sur le table. Ils vivent en moi, et parfois reprennent le contrôle. La peur d'être abandonné, mêlée à celle de la banalité. La solution est de m'ouvrir à elle.
Au fur et à mesure mes craintes s'apaisent. Le début fut incertain, mais plus j'avance et plus tout cela m'éclaire. À ses yeux je suis quelqu'un. Peut-être pas encore "The S.O", mais quelque chose me dit que je prends la bonne direction. I've been given an S.O in change for my S.O.S
La pluie s'arrêtera bien un jour, c'est forcé. Il n'existe nul endroit dans le monde où elle s'abat tous les jours de l'année. Je suis forcé d'aller mieux un jour. Avec elle ce sera plus simple :)

20081124

Young and Proud

Bonobo, you're wrong.

(mais qu'est-ce qui se passe encore dans la tête du Cruc ?)
UPDATE 20081126: The message has been deciphered almost entirely. The other one is still encrypted, it will be available as soon as possible. Thank you for your attention.
App□□□dre de s□s er□□urs pa□□ées. Les remor□□ et regr□□s res□□ssés çà et l□ □□ns ma pau□re t□te, me ha□celant nuit □t jour, au□ont au moi□s eu la bont□ de m'□□prendre une □hose. Cela ne sert à r□□n de se t□rturer po□r savoir commen□ bien fair□, il faut juste se co□c□ntrer sur les causes de no□ mal□e□rs a□tuel□. L'instin□t naturel de conser□ation–le bon ce□te fois–prend le dessus, si□□lement. Et j'avoue, Elle* m'ai□e beaucoup aussi. San□ le vouloir elle corri□e d'elle-même toutes les err□□rs que j'ai pu □□fectuer aupravant. Je m'en sor□□rai, si elle me laisse le fair□.

O□ sentirait p□esque m□me une poi□te de fierté da□s ce tourmen□... =)

□□□□□ □□□□□□□□
Young...
... And Proud.

Une Histoire de TiTiBiiii

Well your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrough you
She tied you to her kitchen chair
She broke your throne and she cut your hair
And from your lips she drew the ...

ERROR (?) : Le message n'a plus besoin d'être affiché :)
Baby I've been here before
I've seen this room and I've walked this floor
I used to live alone before I knew you
I've seen your flag on the marble arch
But love is not a victory march
It's a cold and it's a broken ...

20081114

Let me in ...

***Le plus dur lorsque l'on essaie de stopper sa chute, c'est de réussir à bien s'agripper à la branche. Savoir quelle prise prendre, au millimètre près, pour ne pas glisser, lâcher prise, casser la branche et l'entraîner dans notre chute...
...
***Je ne veux pas qu'Elle m'écarte comme ça. Je peux comprendre le tourment qui La traverse, ces tonnes de questions qui engendrent des remords, des regrets. Je ne peux pas Lui apporter toutes les réponses. Mais je peux L'orienter pour certaines. L'apaiser. Lui faire sentir mes mains protectrices autour de Ses hanches, Elle blotie tout contre moi. Je n'ose pas vraiment me jeter tête baissée dans la bataille, par méfiance, très certainement. Ce putain de bouclier* qui me protège... Toujours cette connerie. De Son coté, c'est la peur de me faire du mal. Mais faut-il vraiment qu'Elle m'écarte de Ses soucis pour autant ? Ce n'est pas ainsi que je souffrirai moins ; mais en me laissant essayer, encore une fois. Me laisser entrer et essayer de La rassurer.
***Je ne veux pas qu'Elle se ferme à moi. Je ne veux pas qu'Elle me laisse devant la porte pendant qu'Elle se bat, seule, contre Ses démons. Je veux être de la bataille.
***Et après, qui sait, peut-être qu'on pourrait même être heureux ! =)
...

"Mais je La laisserai venir... Je ne peux pas L'attirer à moi comme ça."
Les yeux visant encore l'horizon, l'enfant se leva. Toujours autant décidé à se battre. Elle reviendra bien d'Elle-même, lorsqu'Elle aura combattu Ses démons. Car Elle sait ce qu'il pourrait Lui apporter...
Sortons le couperet, demain c'est le pesto qui va prendre cher !

20081112

***Qui est-elle donc, cette tignasse mal coiffée ? Cette belle bouille qui ose me sourire ? Embarqué dans le train, ayant plus ou moins perdu toute orientation, mais tenant encore debout, je la regarde. Elle s'approche. Je comprends pas trop ce qui l'anime. Moi, premier perdant des vastes batailles que j'ai engagées, grand combattant mis à terre, maintes fois blessé. Je ne sais pas trop où j'ai trouvé toute cette force. Dans la souffrance ? Dans la peine ? C'est donc cela qui me nourrissait ? Qui me rendait plus fort ? Est-ce cela qui l'anime ? Mes combats ? Ma force ? eight
***Elle s'avance et me prouve peu à peu que j'ai eu raison. Que j'ai eu raison de me battre. Encore une fois, une dernière fois, comme je m'amusais à le promettre ... Je sais ce que j'ai aujourd'hui. Et je sais ce que je veux. Et je suis décidé à l'avoir. eleven
***Cette tignasse mal coiffée me sourit. Si elle arrive à me dompter, alors j'aurai tout gagné. seven

20081031

Dose léthale 50

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
I'm trapped again in endless rain ...
I'm sure that the lessons were learnt
I'm sure that the punishment went well deserved
By the pawn, in the plan taste of shit bitterness
Walk from me everything systematically

I'm sure that someday we'll wake up
I'm sure that someday we'll wake from the dream
I'm bored in a life meaningless
Soaking up all of me like the cross you worship
Life is loss, look at me

Don't feel sorry
Don't feel sorry for me
Don't need your sympathy or empathy
Don't need your sympathy inside of me

You were the one
To dredge up shit inside of me
In my pointless life of nothing
Tell me what I'm supposed to be
Tell me who I'm Supposed to be
Tell me what it takes to ascend
Tell me what it takes to live
Tu ne seras jamais celle qui souffrira le plus de tout ça
[...]

And we hide behind lies, anger, Hate they shoo love away
Build shells of ourselves outside
It shelters body from cold reigns of reality

Step out, of your rind, assemble strength, and focus
Release and run to me
You can never look back to the visions of the past
They fade and wilt in time
You've got to just trust me to hold your hand through
Then I turn and walk away

Eclipse you, cut you away
And bleed you strip you if your states of ain soph aur
I spit up on my plate and push everything away
From me...

And we sever all ties
It creates disruption midst circle of friends,
I become Sacrifice
Spare your life and leave me to my misery
Get off the cross, save yourself, run away.
Encore un sacrifice totalement inconsidéré
I sit down in my ugly place and build walls out of fragments from my past
Of all the people that I needed and loved that walked away
I walk under the clouds of gray,
Sphere of storms in my head
I'm trapped again in endless rain...
Qui n'aura servi à rien
I'll always be a shadow
And veil your eyes from states of ain soph aur
I cannot be the hero anymore
Je n'y arriverai plus
© Mudvayne
Parfois les mots exacts sont juste sous nos yeux.

20081028

Disorders and Lullabies

UNINTERESTING STUFF
.. au moins tu auras eu carrément ta chanson ..
[...]
The way it consumes
The way my will's used
All to turn lights off
All to weaken what's already frail
I tore what we* created
What I was supposed to care
Was I supposed to care?

All that's now collapsed
All I used to disassemble
Our* flesh's crying
Our* faces stand still
Nothing remains
And the clockwork's against us*

We* forgive ourselves for closing eyes
We* blame each other for our* lullaby
Were we* supposed to care?
And the disorder spreads
Come claim the lullaby's end

©2008 Jaycee and Vowed
.. pas assez. tu n'as même pas essayé. pas une fois. et je te hais pour cela ..

20081027

UNINTERESTING STUFF
Y a des jours qui commencent le plus mal possible.
Des jours où en moins de trois heures d'intervalle, on se prend claque sur claque.
Tout arrive d'un coup. Et il semble que l'on ne puisse rien y faire. Alors j'essaie même pas. Stratégie à adopter : rien à foutre.

Les galères de thunes continuent, et ne sont pas prêtes de s'arrêter... Au contraire, elles repartent de plus belles. Rien à foutre.
Mon cher abandon. Ascenseurs émotionnels en pagaille qui feraient rougir Otis de honte. Tu m'abandonnes après tous les sacrifices que je me suis infligés. Rien à foutre.
Et toi, toi ... qui profite de cette magnifique journée pour me foutre le cafard. Un appel pour me signaler que tu es toujours vivante. Histoire que je ne t'oublie pas. Get the fuck out of my life, bitch. Plus rien à foutre de toute cette histoire. Devrai-je encore devoir bloquer toute possibilité de me contacter pour mon (notre ?) anniversaire ? Lâche-moi.

Il me reste quoi pour commencer cette semaine dans les pires conditions possibles ?



...

Et puis ce genre de jours prent une tournure que l'on n'attendait pas. Que l'on était à mille lieues d'imaginer...
Aujourd'hui le singe se met en grève et il attend ... mais n'est plus assez fou pour espérer.

20081024

UNINTERESTING STUFF
The mission is nearly acomplished.
'Nuff said.

Autant que tu le veuilles, ce ne sera jamais toi qui viendras me libérer de ma cage. On le sait tous les deux, pas la peine de se mentir–espèce de sale fille va !
Tu m'as donné quelques sourires à moi aussi.
Regardez ce singe danser sur ces systèmes discordants, il vous fera rire. Riez donc, et il pleurera. Souriez par contre, et là il sera démuni. Mais si vous voulez vraiment l'aider, si vous vous sentez vraiment forte et prête à l'aider, si vous souhaiter le voir, lui, sourire, réellement, bien au-delà que pendant de simples secondes ; faufilez vous dans sa cage, et dansez à ses cotés. Prenez-le par la main. Dites-lui que tout ira bien, que vous avez trouvé assez de force pour lui. Le singe s'arrêtera alors de danser pour vous faire rire, et sera prêt à tout renverser, brisera sa cage. Et ira danser pour vous, loin de tout.
A-t'on déjà appris aux singes à danser ?
Je ne dois pas vraiment être un singe... Pourtant la cage autour de moi est bien réelle.
Continue donc à me regarder danser pour toi... Ou va-t'en.

20081019

Never Help Anymore

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
   Il y a une raison qui se cache derrière tout ça. Je suis là pour les autres, je les choisis, et je les aide. Ces personnes deviennent mon souffle, mon oxygène, mais bientôt font la tête d'affiche de mes cauchemars, deviennent mes angoisses, et le sujet de cette maltraitance que je m'inflige constamment.
   Je ne peux indéniablement pas continuer comme ça. L'air est devenu sale, malsain, et mon horizon trop noir. Il n'y a vraiment rien de bon dans le sacrifice. Je ne sais pas qui le premier en a osé louer les mérites de cet état d'esprit. Il n'y a vraiment rien de bon.
   Alors je vais continuer de souffrir, sans rien dire, pour ne pas blesser, comme je me l'avais promis. Et je m'éteindrai comme ça, en silence. Parce que tout a une fin un jour. Je renaîtrai, et j'essaierai de changer. Véritablement cette fois.
   Mais ce ne sera plus moi.

20081017

La déchirure

UNINTERESTING STUFF
   La déchirure. Le frisson qui démarre, navigue, qui m'utilise et me refaçonne. Le froid qui s'installe et me remplit. Cette image subliminale, les instincts qui disparaissent, les liens qui succombent et la vacuité omniprésente de mon espace.
   Dix heures et cinquante-sept minutes. Ma tête se vide. Le noir viole mon regard. L'espoir s'en est allé avec mes combats. Restent cet épitaphe tatoué sur mon front, cette réalité bouleversante, et cette phrase qui reste à travers mon esprit. Plus qu'une phrase, plus qu'une réalité. La déchirure :



   ... il n'y a personne pour moi ... pour moi comme je le voudrais ...

20081014

Ou alors...

UNINTERESTING STUFF
... je me trouve un nouveau jouet \o/

(pauvre con ... solution de facilité, qui n'arrangera rien)

20081012

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
   Ça fait mal de se sentir pas si loin du but. Le ravin est immense et profond. Impressionant. Rien que le fait de penser à la chute me fait perdre mes moyens. Je me tiens devant, la corps pâle, froid, tremblant. Je m'y suis approché à petits pas, tel un chat appeuré devant un nouveau mécanisme, un nouveau jouet. Dois-je tenter le coup ? Me retirer—encore—dans la solitude ? Mais bon sang pourquoi elle ?
   J'essaie de construire en parrallèle, mais rien ne l'efface. C'est mon jouet. Ma nouvelle attraction. Celle qui surplombe toute mon attention, qui sublimise toutes mes prétentions. L'éternelle querelle des droits et des pourquois de mon existence. La lutte de la raison face à l'envie, le désespoir, la volonté d'aider, et l'abandon.
   C'est toujours de ça dont il est question... (et quelle que soit la forme prise par cette possible porte de sortie me permettant de m'échapper enfin de cette dépression latente) Dans ce cas précis, il semble même totalement injuste. Durant ces mille et une nuits où mon coeur n'a cessé de pourrir, tout était causé par un rejet—un abandon—à la suite d'une défaite. Une défaite... J'avais au moins combattu. Je défiais avec mes propres armes. Mon droit. Mon droit pour l'identité, l'existence. Ici et maintenant, j'ai l'impression de devoir rengainer avant même le premier tir. Cela revient à être abandonné avant même d'être considéré. Cela revient à dire que je m'abandonne moi-même. Que j'abandonne tout espoir. C'est donc là que cela m'amène ce profond dégoût. A abandonner tout espoir ? Mais que vais-je faire de moi-même si je perds cette seule raison d'exister ? Où puiserai-je ma force ?
   Je voudrais tellement pouvoir simplement sortir mes armes. La toucher. L'anéantir. Je voudrais gagner. Juste une fois. Rien qu'une fois... Et le lot est trop beau. Le pire c'est que je pense pouvoir en être digne...
   Mais l'attraction n'est pas, pour moi, un jeu auquel s'exercer. C'est un piège que je dois maîtriser par avance, sinon éviter comme la peste.
   Le ravin est immense, profond. Et ce n'est pas en rampant que j'arriverai à le franchir. Donne-moi juste mon élan...

On ne paie pas les anges-gardiens

TOSS THE STONES
   Y a des choses, je suppose, qui ne changeront jamais. Faut juste que j'apprenne à faire avec.
   Note pour plus tard : à se casser la gueule en tentant toujours l'impossible, on n'en ressort pas forcément plus fort. Et à force de se casser la gueule en tentant toujours l'impossible, on finit par ne plus pouvoir sourire.

   J'ai fait beaucoup trop d'efforts pour ne jamais rien obtenir.
   La question est : jusqu'à quel point je suis prêt à me sacrifier, jusqu'où puis-je réellement jouer ?

20081010

Goodbye

UNINTERESTING STUFF
   Le marteau cogne, le jugement est tombé. Lâcher du leste... Lâcher du leste. Me voilà en rôle de juge. Impartial. Coupable moi aussi de cette non-conciliation.
   Mais le constat aurait été le même. Que ce soit dans deux mois, dans un an. On ne pouvait pas continuer à avancer par intermitence, si c'était pour au final arriver à des déceptions dues aux divergences.
   J'ai l'air d'un juge mal fringué. Aurais-je oublié ma toge ; ou alors c'est elle qui m'a oublié. Pas de jurés, pas de jurons. Ecarter les obstacles futurs—indéniables—et recadrer le tout. Nous ne sommes pas là pour faire du social ; nous sommes là pour tout écraser.
   Je pense personnellement que ton rôle se situerait dans un lead, mais ailleurs. Dans un style plus propre à toi. Monte ton concept à toi. Ton groupe. Ton univers. Car le nôtre ne l'était pas. Tu as assez d'ambition et de jugeotte pour le faire.
   Goodbye.

   EXELION est mort mes amis. VOWED reprend le relai. Et ça va aller très vite.

20080930

Pink on the Blink

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
***Un peu perdu si je puis dire. Plus qu'auparavant.
***Je ne la blâme pas, non. Je ne peux pas. Mais j'ai du mal à comprendre. Elle savait qui j'étais. Elle savait comment j'en sortirais. Alors, qu'un accident arrive, soit. C'est déjà arrivé, et cela n'avait rien perturbé. Mais là, ce n'était pas que ça. Elle était—semblait—sincère dans ses gestes. Elle était—semblait—sincère et réceptive.
***L'ombre était présente, évidemment. C'est pour cela que je ne disais rien, que je ne posais pas de questions, que ce n'était pas le bon moment pour en parler.
***Oui, je m'attendais à cela... Mais ... pas pour ces raisons.
***La seule et l'unique question qui ressort de tout cela, qui ressort de ce vide qu'est redevenue ma vie, qui ressort de cette solitude plus présente que jamais, car contrastée par cette journée merveilleuse ; C'est pourquoi ?
***Pourquoi ses réactions ? Pourquoi ses étreintes ? Pourquoi tout cela, alors qu'elle savait à la base que ce n'était ni son départ ni son absence qui obscurcissait l'horizon ?
***elle le savait depuis le début
***Je suis entre deux états d'esprit radicalement différents. Je sais que je dois prendre tout ça et tourner le dos. Garder les souvenirs sans les éventuels devenirs. Mais je ne peux abandonner ces derniers, pas après tout ça... Ses réactions, ses étreintes, ses regards. L'amertume me gagne. Un scénario des plus enrichissants, avec une fin bâclée.
***Je retiens quoi de tout ça ? Ca vallait vraiment le coup pour elle ?

20080926

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
   Il ne se passe pas un jour sans que je repense à elle...
   Je ne sais jamais quoi faire...
   Aujourd'hui j'ai peut-être fait une connerie, mais rien ne me dit que durant tout ce temps ce n'en était pas une non plus.
   Tu me manques.

20080914

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
Ces phrases que l'on dit souvent... Le meilleur moyen de tourner une page est d'en écrire une autre. Parfois l'envie nous prend d'écrire, mais on n'a tout simplement plus d'encre... C'est la pénurie depuis bien longtemps !

Me reste tOujOurs ces pensées cOnsanguines, stagnantes, crOupissantes, et ces larmes frOides, détruisant chaque tentative sOurire tentant de s'esquisser le lOng de mes jOues. ©tOi
Et moi qui pensais pouvoir, à la longue, me servir de ces larmes comme nouvelle encre...

20080909

Comme une envie...

TOSS THE STONES
Néant, néant rien que du néant...
La terreur et la douleur conspirent, me parlent, m'obsèdent... Des paroles obscènes, des ordre malins. Courir, fuir, et laisser mourir... Et le néant.
Une prison créée dans les flammes, et des paroles qui me hantent.
"Frappe-le... Frappe-le !"
Oh oui ce que j'aimerais le faire... Lui qui profite d'un bonheur que je n'ai pas. Ce n'est pas de la jalousie non, c'est ... bien pire que ça. Les voix s'enflamment, me remplissent de haine. Une haine incontrôlée envers tout le monde...
JE VOUS HAIS !!!
Vous tous, qui me regardez boiter. Qui me regardez souffrir. Faites semblant de ne pas le voir, et vous ne verrez pas mon poignard dans votre dos. Je vous hais. Vous partagez mon domaine. Ma cloison. Ma prison. Vous partagez mon banc, mon bureau, mon argent. Et vous vous nourrissez de ma dignité perdue.
"Frappe-le... A-t-il mérité son bonheur, lui ? FRAPPE-LE !!!"
Vous êtes tous les mêmes. Vous tous. Vous subirez ma revanche. L'un après l'autre. Chacun son tour.
Attendez seulement de vous retrouver seul face à moi. Seul, dans un coin sombre. Seul, face à l'incarnation du mal. L'avatar de la folie. Le symbole de la jalousie. Votre éradication est proche. Un à un, vous tomberez. Ce n'est qu'une question de temps.
Ma conviction est votre fatalité, votre extinction ma dignité.
La voix me dicte. La voix décide. Quelle autre compagnie avais-je ? Quelle autre choix devais-je prendre ?
Le fauve est lâché. Courez, pauvres proies. Fuyez, et laissez-vous mourir.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pourb your blood out onto my clohtes as you floundrre in a pool of tears.
I will pour you blood out ont o my clothes as you floundr in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a poll of tears.
I will pour your blood out onto my clohtes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clohtes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you floundre in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothesas you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood ou tonto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour tyour bnlood out onto my clothes as you flounder uina pool of tears.
I will pour your blood out onto my clotehs as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour tour blood out onto my clothes as you flaunder in a pool of tears.
I will pour you blood out onto my clothes as you floudner in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my cothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder un a pooo of tears.
I will pour your blood out onto my clohtes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood outon to my clothes as you flounder ina pool of tears.
I will pou you blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool od tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of ters.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of treas..
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood outon to my clothes as you flounder ina pool of tears.
I will pou you blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour you blood out ont o my clothes as you floundr in a pool of tears.
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I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
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I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool od tears
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothesas you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clohtes as you floundrre in a pool of tears
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of ters.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears..
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour tyour bnlood out onto my clothes as you flounder uina pool of tears.
I will pour your blood out onto my clotehs as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
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I will pour you blood out onto my clothes as you floudner in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my cothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you floundre in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothesas you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood ou tonto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour tyour bnlood out onto my clothes as you flounder uina pool of tear.s
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of treas.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour you blood out ont o my clothes as you floundr in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clotehs as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears
I will pour tour blood out onto my clothes as you flaunder in a pool of tears.
I will pour you blood out onto my clothes as you floudner in a pool of tears..
I will pour your blood out onto my cothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder un a pooo of tears
I will pour your blood out onto my clohtes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood outon to my clothes as you flounder ina pool of tears.
I will pou you blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a poll of tears.
I will pour your blood ou tonto my clothes as you flounder in a pool of tears.
I will pour your blood out onto my clothes as you flounder in a pool of tears.
You
did
make
me
that
way.

20080902

Bloodmoon stones

UNINTERESTING STUFF
***Tu étais étincelante, comme toujours, portant ta belle robe de soie rouge. Aussi légère que la brume, aussi pétillante et lumineuse qu'une couronne d'aurore boréale. Tes cheveux dansaient, et tes yeux s'illuminèrent dès qu'ils se posèrent sur moi. Sur ta peau se reflétaient les couleurs pêche d'un soir d'automne. Le vent caressait tes jambes nues et dormantes sous la vivacité de ton tissu rouge sang.
***[...]
***Mais tout s'emballa, le vent souffla plus fort, faisant osciller tes paupières, laissant même échapper une larme de tes yeux. Tout autour de toi, les feuilles tourbillonnèrent. Le vent se déchaîna encore plus fort. Les arbres se balancèrent, des branches s'en détachèrent. Tes jambes nues étaient leurs proies. Tu étais celle dont la nature ne voulait pas. Tu étais celle que les autres voulaient éliminer. La seule que je devais protéger.
***Et les feuilles tournaient, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Bientôt c'était une réelle tornade dont tu étais l'oeil. Plus haut le ciel était devenu tempête. Des éclairs illuminaient les cieux et leur donnait une impression de peser des tonnes. L'impression que le ciel allait s'écrouler. A tes pieds l'herbe trembla. Deux fissures immenses firent leur apparition. Elles se creusaient jusqu'à se couper à un endroit précis. Comme une immense croix marquée par une main divine pour indiquer ta position sur une vulgaire carte. Un coup d'oeil furtif autour de toi te fit comprendre que tu étais piégée. Tu voulus tout de même lever un pied... Mais impossible. Des ronces sortirent du sol, pour empoigner tes chevilles. De par la douleur provoquée par la puissance des serres, ta gorge étouffa un cri. Il fut bref, intense, profond. Les ronces déchiraient le sol au fil de leur croissance instantanée. Ce n'était plus la nature, c'était une machine. Bruyante, hurlante. Et tu en étais la victime. Plus les ronces grimpaient et s'agrippaient le long de tes mollets, plus ces derniers devenaient rouges, écarlates. Des tes joues jaillirent de minuscules gouttelettes pourpres, et des larmes de sang se mirent à se déverser sur leur long. Les feuilles de l'automne prenaient vie, se regroupaient, viraient de sens instantanément, pour finalement plonger vers toi. Des lames semblaient se dessiner sur leur corps devenu nacre. Ce n'étaient plus des feuilles. C'était un ensemble vivant, intelligent, part d'une machine assassine et impitoyable.
***Tes courbes se déformèrent, ton corps se ploya sous la force de cette tornade. Tu ne semblais plus femme. Tu semblais ... fondre. Peu à peu ta vie s'éteignait. Un ensemble des plus merveilleux s'éleva vers le ciel, au milieu de cet oeil du cyclone dansant autour de toi. C'était un nuage de vapeur. Une buée incandescente, changeant sans cesse de couleurs. Tantôt nacrée, tantôt verte, rouge vif, dorée. Elle planait là, au dessus de ton corps qui ... était maintenant totalement enseveli sous les ronces semblant devenir moins hostiles... Les feuilles... Les feuilles ne tournaient plus. Elles n'étaient plus là. Le ciel s'était même dégagé. Tout redevenait ... normal. Le vent arrêtait de se déchaîner autour de ton corps inerte, les ronces lâchaient leur prises, mourantes et dociles. Tu n'étais qu'un tas de chair sur l'herbe ravagée. Des morceaux de tissus restaient collés sur ta peau brûlée. Et la brume continuait de monter. Elle formait des centaines d'étoiles, de la poussière de diamant, rejoignant ce plafond multicolore qu'elle-même avait créé.
***C'était toi. Tu n'étais plus ce corps mort devant moi. Tu étais une énergie différente, mais encore plus belle. Et je finis par t'entendre.
***Ce hurlement constant du vent déchaîné s'était échappé. Les branches cessèrent de craqueler, les ronces ne grognaient plus. C'était un calme soir d'automne, à nouveau. Pourtant, un son persistait. Un bourdonnement intense, une mélodie des cieux. C'était toi qui me parlais. Une voix majestueuse, une harmonie parfaite. Une chanson que l'on ne peut fredonner. Elle ne persistera qu'à travers ma mémoire, pour l'éternité. L'ironie du sort voulait que cette mémoire me dise de t'oublier.
***"Efface-moi"
***Je ne devais pas t'aimer. C'était le message qui m'apparût. Et aussitôt toi, tu disparus.
Elle continue de vivre en moi, faisant de ma honte son berceau. Toutes les douleurs, tous les tourments glissent, fuient et me remplissent. Je ferais n'importe quoi pour l'avoir auprès de moi... Juste pour l'avoir auprès de moi.
Mais je ne sais jamais quoi faire, elle me rend si triste...

Elle est tout pour moi, le rêve unilatéral, cette chanson que l'on ne fredonne pas ... l'inatteignable. Elle est un mythe en quel je dois encore croire. Et tout ce qu'il me faut pour la rendre réelle est la raison...
Mais je ne sais jamais quoi faire, elle me rend si triste...

Je ne laisserai pas ceci grandir en moi, non, je ne le laisserai pas faire. Ça me reprend la gorge, m'étouffe, me déchire en petits morceaux... Je ne serai pas cela, je ne veux pas être cela.
Je ne laisserai pas ceci grandir en moi.

Elle n'est pas réelle.
Je ne peux pas la rendre réelle.

20080829

UNINTERESTING STUFF
***[...]
***Mais il s'arrêta brusquement, stoppé par la vision de la scène qui se déroulait juste devant ses yeux.
***Il sentit son coeur se refroidir. Comme s'il venait d'être trempé dans un bac à glaçon. Froid. Dur. Il s'était transformé en une pierre lourde, un fardeau glacial creusant un trou profond à l'intérieur de son corps. Chacun de ses battements résonnait maintenant tellement fort dans ses tempes que l'enfant n'entendait plus la conversation -devenue monologue- que tenait son ami, juste à coté de lui. Non. Il était absorbé par elle. Elle. Elle, à quelques mètres, à peine, entourée dans la veste qu'il lui avait prêtée, lui, qui l'embrassait chaudement. Elle souriait, insouciante, ne sachant pas qu'au même instant et à seulement une poignée de pas d'eux l'enfant les observait.
***Il sentit sous sa chemise chacune de ses fibres pileuses se redresser de ses mains tremblantes jusqu'aux pointes de ses épaules. Le sourire qu'elle arborait lui était insoutenable. Cette insouciance, cette légèreté, cette jouissance de l'instant qu'elle vivait, sous ce ciel noir qui caressait tendrement ses cheveux.
***C'était trop pour ce pauvre gamin, la voir, elle, en cette magnifique soirée, dans d'autres bras... Ses muscles se déchirèrent un à un. Ses os craquelèrent, tandis que le trou semblait toujours s'agrandir en lui. Une faille immense, qui l'ouvrait en deux de la gorge jusqu'à l'estomac. Les larmes ne vinrent pas, pourtant. Il pleurait là, mais ses yeux restant secs, en silence, seul... Seul...

***"Oh Jeff tu m'entends ?"
***Soudain il revint de ses émotions. Cette phrase venait de balayer cette vague qui le submergeait, tentant de le noyer sous un flot de chagrins. Il était dans la voiture. Cinq secondes, peut-être moins, s'étaient seulement écoulées. Mais pour lui cela avait duré des semaines. Ne sachant pas quoi répondre, il tourna son regard, et quelques mots sans aucun rapport apparent sortirent, hésitants, comme si leur mission était de s'assurer que l'endroit était sûr pour parler librement. Le gamin trembla encore une seconde ou deux, puis annonça cette fois de vive voix
***"C'était elle. Contre la voiture. Dans le pull noir, avec les bottes. C'était elle. J'en suis persuadé."
***Le son du moteur faiblit, la vitesse de la voiture se réduit. Un coup d'oeil dans le rétro suffit à son ami pour comprendre ce qui se passait. Ce n'était pas qu'une simple hallucination cette fois. Elle était vraiment là, à dix mètres à peine.
***Un instant plus tard, la voiture redémarrait, laissant derrière elle l'innocence et la légèreté s'exprimer en toute quiétude. Les phares rouges disparurent dans la brume lointaine, en ne laissant pour seule emprunte éphémère que le vrombissement du moteur qui hurlait le désespoir et la solitude planante ironiquement sur le parking de ce restaurant.

20080828

A good day

UNINTERESTING STUFF
Distanced from the screams you'll let yourself shriek
This tensed ending up waiting for the very end
Prayers become the only hope
The only one you cannot let go
This is a good day to be totally smashed...

©2008 - Erode The Dawn

20080823

TOSS THE STONES
Je n'essaierai pas d'aller mieux, car je le sais maintenant depuis plusieurs années que ce n'est pas possible.
Alors...
Au moins j'essaierai de moins penser à mes malheurs.

Le sablier se retourne. La course reprend.
Dans dix mois...

20080807

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
J'ai l'impression que c'est un film sans fin. Qu'il n'y a clairement aucune issue possible. Une blessure profonde qui ne cesse de s'ouvrir à nouveau et de s'agrandir à chaque fois que j'essaie de m'en sortir. Je n'arrive plus à entendre les espoirs des autres tellement ça me tape le crâne. Rien ne changera jamais.

Alors j'avale des boites de médocs, et, brave que je suis, je n'ai pas les couilles pour me laisser crever. J'ai trop peur de la mort. Un appel au téléphone. Bad trip. Je me réveille le lendemain dans un lit blanc, à l'hôpital. Avec des tubes branchés dans mes bras, une cuvette près de ma tête. Des draps parfaitement bordés, d'un blanc des plus tristes me recouvrent. Un stupide sentiment de protection émane. Je ne suis sûr nulle part. Ce n'est pas parce que je suis dans un hôpital que tout va mieux. Il faut que je trouve un moyen d'en finir. Il faut surtout que j'en trouve la force. La vitre. Du verre. Coupant, pointu. La vitre... la fenêtre. Me jeter de la fenêtre... Me nouer la gorge avec les tubes... Il faut que je tr...
L'infirmière arrive. Elle me regarde deux secondes, cherchant à savoir si mes yeux sont bien ouverts. Elle me prévient que je risque de vomir à tout instant, et s'en va, aussitôt, claquant la porte, certainement heureuse d'avoir fini sa putain de journée...
Le plafond est trop bas dans cette chambre. Il m'étouffe. Il m'étrangle. J'aperçois mes fringues délicatement pliées dans un film plastifié au pied de mon lit.
donnez moi ce film plastique bon Dieu, donnez-le moi
Même mes fringues semblent avoir plus d'âme que moi-même. On ne se rend pas compte à quel point un hôpital est bruyant, de l'intérieur. Le bourdonnement ambiant de cette formidable vie au-dehors, les chuchotements, les conversations, les bruits de pas. Une femme crie et pleure pour voir son enfant, apparemment mourant. Triste pitié. Ça ne me touche plus. On peut bien interdire les véhicules de klaxonner à la frontière d'établissement hospitaliers, je parie que je ne les aurais même pas entendus s'ils s'étaient donnés à cœur joie.
Trois coups frappant à ma porte. La poignée pivote. La porte s'ouvre, laissant entrer le bourdonnement horrible de cette vie extérieure, amenant avec lui ce docteur "la-bonne-parole". Monsieur me demande si tout va bien, le sourire aux lèvres. Je n'ai pas réussi à percevoir l'ironie dans son timbre de voix. Raclement de gorge, son sourire disparaît succinctement et revient aussi sec. Il entrebâille légèrement ses lèvres, et, cherchant secrètement ses mots, bredouille un truc inaudible... D'une voix plus claire et vive, il me dit que le vent tournera, qu'il faut que je m'accroche.
va te faire foutre. j'ai déjà trop soufflé pour faire tourner le vent
Un examen de routine doit-il faire. Apparemment je vais bien. Cependant je resterai en observation, on se croirait dans les séries américaines... Soit. Docteur "la-bonne-parole" détache une feuille de son calepin et me refile cette liste de noms, me disant que je devrais y réfléchir, qu'ils pourraient m'être d'une utilité fonblablablamentale...
ce n'est pas de ça dont j'ai besoin. dégage
Je ne réponds à aucune de ses questions, attendant simplement qu'il me laisse seul. Ce qu'il fait après avoir noté quelques éléments de plus sur mon dossier.
La porte claque de nouveau derrière lui. J'empoigne la liste, je la déchire en de minuscules morceaux. Ma tête tourne trop. Leurs produits font effet. Je dois vomir.

Ce jour n'a rien du tout de particulier. Je me lève toujours avec ces démons qui m'observent et se moquent de moi. Je veux en finir. Car rien ne changera jamais. C'est juste une blessure qui ne cesse de s'ouvrir à nouveau et de s'agrandir à chaque fois que j'essaie de m'en sortir.

20080804

Throw away

TOSS THE STONES
En fait je t'en veux. Énormément. Tu ne m'as laissé aucun choix. Tu m'as dit qu'on se verrait et qu'à ce moment tu déciderais. Tu ne m'as laissé aucun choix, lorsque j'ai voulu me repentir. Les autres peuvent continuer à dire que je gâche toute ma vie maintenant. Je crois plutôt que je suis la route que tout le monde voulait me faire emprunter. Je ne fais qu'enfoncer les clous plantés dans mes veines. Tant pis si j'ai tort, je n'en ai plus rien à faire.

Tout simplement parce que je n'ai plus la force d'espérer quoi que ce soit.
Et j'ai eu encore peu confirmation, que l'espoir ne me servait à rien.

N'ose même pas m'appeler si un jour ça ne va pas. Je ne suis plus là pour personne. Pour toi je suis déjà mort. Pour tout le monde je suis déjà mort.

20080731

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
Les divinités dansent, et la chair succombe. C'est une erreur, non, un subterfuge. Tout s'embrase et tout explose. Rien ne me la fera revenir. On cherche alors des méthodes pour remplacer... Les seringues scintillantes, les kilomètres de blanche. Le train s'emballe, les flocons s'étalent.

Plus rien ne va,
Et toi tu n'es plus là.

Rien ne me la fera revenir. On cherche alors un moyen pour en finir...
C'est leur chant que j'entends, leur souffle qui me prend.

20080701

SELFHATE

TOSS THE STONES
Tu pe ux co nt in ue rà Me ro ue rd ec ou ps Je ne le ss en sp lu sM ah ai ne en ve rs To ip ar mi to us su rm on te et cu lm in eu nl ou rd po id sd er ri èr eM es os ce co eu rd ev en up ie rr eJ er el èv el at êt el es ye ux as so mb ri sp ar le mé pr is in je ct és de sa ng ro ug ev if ce st un vo il eq ui se so ul èv eu nr eg ar dn oi rn ou ve au de ux pe rl es vi de ss en oy an td an su no cé an ro ug ed eh ai ne la ch ai rs ex po sa nt au xr ef lu xs an gu in sc ad en cé sa ur yt hm ed es cl aq ue me nt sd uf ou et Di vi nd es se in ob sc ur Sa Sa in te si gn at ur er eg ar de bi en ce qu eJ ef er ai de Te sf id èl es ce st To né ch af au dq ue Je co ns tr ui sT un es ri en co mp ar éà Mo ic ar Tu ne xi st es qu ed an sl es pr it ce rt es cr éa ti fs de Te sf id èl es ce sa ng qu eJ ec râ ch ee st To nv in ce vi nq ue Tu os es bo ir ee st Mo ns an gc es tv ou sq ui la ve zc ré ép as li nv er se

20080623

Another day in Paradise

UNINTERESTING STUFF
The shunt's warming as I reach the trigger
Lights off, nothing to be faded away to none
Beyond a grey door it snuffles deeper and deeper
Beyond the skies of another world above

It's just a bright light in this genocide
Something wrong that tears everything apart
Something flushed that pushes everything inside
Something swallowed that wipes itself at dart

The grey lights keep vanishing
As my arms lay in the yellow dirt
As my wishes hold on to nothing
My ruin will come, indescribable hurt

20080620

Pool of tears - S01E02 - 4mn05

TOSS THE STONES
Pourquoi continuer à porter une importance à tout cela ?
Pourquoi continuer de combattre ce malêtre futile ?
Allongé sur le sol, transpirant, suffocant, empoignant ma solution dans le creux de ma main.
L'abandon m'échappe. Je le laisse s'enfuir le temps d'un #@?!
Inutile à moi-même, aux autres. Plus rien à attendre. Plus rien à confesser.
J'ai trouvé ma solution, même si elle reste trop éphémère.
Elle fera de moi une main de Dieu,
Me donnera tout ce dont j'ai besoin,
Me fera sentir grand, à ma juste valeur,
M'aidera à tout surmonter,
Sans n'avoir plus jamais besoin de quiconque.
I wanna feel exhilaration as it's blending into my veins...

20080617

UNINTERESTING STUFF
Allers et venues entre vie et mort
Toujours l’opposé de ma haine déguisée,
Piégé dans cette pluie de remords
Tout reste semblable, putain de rêves brisés

Papillons tourbillonnant, combats discernés, disséminés
Entre la terreur et les génocides
Plus personne que l’autre à l’intérieur

Tout assombrit mes cerveaux
Changés en cette cruelle dépendance
Tout ensevelit mes égos
Par cette cruauté devenue nos essences

Le Mal entre en moi pour frapper
Les Démons se changent en chair
Une Lumière vive dans ce génocide...

Un accueil au Paradis,
Un cercueil pour mon esprit.

20080614

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
Comment peut-on oser me reprocher de ne pas être stable si, dans les rares moments où je me mets à genoux, me repends et ne demande qu'à prouver le contraire, on me crache à la gueule en prétextant des "trop tard" ?

Si un jour tu passes par ici, on ne sait jamais après tout, réponds à cette question.





Tu m'avais promis que tu serais toujours là pour moi... Quoiqu'il arrive...

20080608

Catch-24

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
Toujours le froid, toujours la solitude. Seul, si seul...
J'aimerais tellement changer, revenir aux sourires et effacer les larmes... Mais il n'y a plus de solution. J'espère toujours l'impossible. N'ai-je toujours pas compris ?
Tous les jours ce sentiment creuse mon âme. Souillée, torturée par les remords, l'obsession, la culpabilité. Tout est uniquement de ma faute.


Here I stand alone,
I'm frozen and so cold
Where's my zone?
Never live in peace.
No guiding... So fucking alone...

20080603

De l'abandon...

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
Cette pièce maitresse qui nous enflamme. Ce baiser doux qui nous échappe. Une brise légère qui nous caresse. Qui nous frôle. Qui nous abandonne. L'abandon. Elle est déjà loin. Elle nous a déjà oubliés. Pendant que nous étions à peine en train de la découvrir. Il nous reste le vide. L'abandon.

Je le connais trop bien. Il est amplifié à une échelle phénoménale. Se sentir si seul. N'exister pour plus rien. Loin. Vide. Abandonné. Totalement perdu. De A à Z j'en suis l'unique coupable. Je sais aujourd'hui que sans ce vide dévastateur, sans cette peste dévorante qui me ronge, j'aurais peut-être jamais pu te désirer à ce point. Tant mieux pour toi ? A quoi bon ?

Quelque chose qui m'a fait tourner le dos aux sourires, simplicités lâches et vacillantes. Je dus creuser et combattre, et pour cela ma bonne raison, la protectrice, aimante, bienveillante, t'a sacrifiée. Un risque trop lourd à prendre. Alors, je suis allé en arrière. J'ai combattu sans relâche. Seul. Abandonné. Par ma propre volonté. Abandonné par moi-même. J'ai taillé centaines de ronces, qui protégeaient le noyau. La source. L'explication. J'ai peut-être obtenu, par un étrange vœu, la force de ne pas devenir totalement fou. Mais j'y suis arrivé. J'ai combattu, j'ai presque vaincu. Le noyau est devant moi.

Comme toujours, j'y suis arrivé. Et comme toujours, trop tard. Mes bras lâchent mon arme. Dans un élan, motivé par des visions de ces sourires, simplicités féroces et enivrantes, je ne me suis pas rendu compte qu'en plus d'être seul, mon unique motivation cachée, toi, s'était enfuie. Celle pour qui je combattais.
Tu m'as perdue déjà depuis longtemps.

Je m'adosse contre le mur. J'observe chaque once d'espoir disparaître à mon simple regard. Des tremblements éphémères voltigent et se laissent glisser le long de mes jambes. Mon dernier regard se pose sur mon arme luisante, inerte, ne demandant qu'à servir, une ultime fois.

Alors non. La bataille n'est pas finie. Je reste là, en espérant qu'un jour elle me revienne. Sans elle, je ne peux plus combattre.

Je lui ai tourné le dos. C'est moi qui l'ai abandonnée, pas le contraire. C'est l'unique erreur que j'ai commise. L'unique erreur. J'ai entrepris un lourd combat. Je l'ai fait seul, au lieu de la laisser m'accompagner. Elle s'est lassée d'attendre. Et elle m'a abandonné à son tour. J'ai fait tout cela... Pour rien ?

Je n'arrive même pas à voir où est l'ironie du sort. Allons quoi, il y a bien une morale ? Quelque chose que je dois apprendre de tout ça, non ? Rien n'est logique. Une simple erreur. Pas de retour ? Pas de rédemption ? Je n'arrive même pas à haïr quiconque. Ni moi. Ni toi. Pourtant je suis l'unique coupable. Une erreur. Une seule. Je n'y comprends rien. Je croyais bien faire, je ne savais pas où cela me mènerait.

Finalement je vais renoncer à tout. Je vais reculer. Je ne finirai pas ce que j'ai entrepris. Je ne veux pas encore tout perdre pour ne rien gagner.

20080531

De tout ce que tu es

UNINTERESTING STUFF
Voici un sentiment, voici un compromis
De l'abri se cachant derrière la brume
Nos yeux se détachent dans un instinct de survie
Et il ne reste que les cendres qui fument

Il ne faut pas avoir peur, non.
Laisser tout tomber, tout lâcher,
Recouvrir notre culpabilité de honte,
Et s'abandonner à l'espoir oublié

Les yeux se noient, ce n'est pas grave
Des yeux neufs, de nouvelles ailes
Les larmes couleront, mais rien n'est grave
Si finalement toi, tu nais nouvelle.

Je t'abandonne à ton destin,
Je t'imagine à travers son dessein
De tout ce que tu es je garde le meilleur,
Grâce à toi je reconstruirai mon bonheur.

20080523

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
J'aimerais parfois croire au destin. Me dire que je n'y suis pas toujours pour tout dans cette vie de merde. Reposer juste un peu de cette culpabilité accablante sur ce sort puissant. Me dire, que ce n'est pas si grave le fait que tout marche de travers, ou que tout arrive trop tard, c'est juste un mauvais tour... du destin.

J'aimerais juste arrêter de payer trop cher les erreurs que je fais. Parce qu'il arrivera forcément un moment où je ne me relèverai plus.

De toute façon on continuera de penser, tout bas, que tout était de ma faute... Alors bon...

20080501

Le jour où l'on a tenté de me sauver.

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
J'ai tellement besoin d'aider l'autre que je me suis perdu en chemin. Je me suis enfoncé dans la jungle, j'ai perdu toute orientation. Un miséreux en quête du désespoir? Ce serait bien trop futile pour moi.
Là où j'ai eu tort était de penser que personne n'aurait pu me sortir de la merde. Il y en a qui ont tenté. Et je les ai envoyé valser. Quelle connerie. Connerie humaine... Connerie de moi-même. Je n'aime pas que l'on m'aide. Je n'aime pas que l'on m'aime. Je me sens tellement mieux quand j'aide. On me regarde. On accepte ma confiance. On se laisse porter. J'aime ça. Aider. Alors quand on m'a accordé un amour inconditionnel, inconditionné, sans prétexte, sans attente, je n'ai pas compris. J'ai pris peur. J'ai fui. Je prends conscience que c'était la plus belle chose qui m'eût été arrivé. Une chance comme il n'en arrive que très peu dans une vie. Voire jamais pour la plupart des gens.
Et ça m'est arrivé deux fois...

...

Dealer : "Voici le flop... As de piques, Valet de carreaux, As de trèfles."
*hum carré d'As au flop je checke pour tromper c'est la meilleure stratégie oh nom d'un chien un carré d'As au flop je dois checker je dois checker au flop*
Shokaah : "Tapis."

...

Elle était là. Dans mes bras. Elle ne disait rien. Elle se sentait bien. Pour elle tout était parfait. Les rideaux balayaient la lumière dansante du crépuscule. Les derniers chants des oiseaux berçaient l'air chaud de mars. Il n'y avait pas un mot à dire. Pas une pensée à tenir. Juste profiter de l'instant. Des brises caressaient nos peaux pour glisser ensuite sur des murs saumon, reflétant la magie de l'instant. Elle était là, paisible. Aimante comme jamais elle n'avait pensé pouvoir aimer. Dans mes bras. Une ange heureuse, paisible... Tout semblait parfait. Le tableau était magnifique. Le tableau était
Noir. Vide. Mon cœur était noir. Noir. Elle se tenait là, dans mes bras. Qu'est-ce qui s'était passé? Etais-je mort? Non. Etais-je en train de dormir? Peut-être. Certainement. Car les deux ne pouvaient pas être côte-à-côte. Elles ne se connaissaient pas. Ne s'étaient jamais vues. Je ne sentais plus son corps contre le mien. Mes sens étaient floués. Seule mon ouïe résistait.
"Tu ne l'aimes pas."
"Ça ne marchera jamais, Jeff. Tu le sais."
"Tu l'as sauvée, elle aussi?"
"Tu ne l'aimes pas, Jeff."
Sa voix venait du fauteuil. Elle s'y était installée. A quelques mètres. Elle n'osait pas me regarder. Comme je n'osais pas le faire non plus. Elle avait dû entrer un moment avant. Je ne l'avais pas entendue.
Elle avait les clés de l'appartement?
Elle me chuchotait des phrases. Je me rappelle. Elle était là. Diablesse dansante. Elle avait mis sa belle robe. La noire. Longue, fine. Des cheveux brunis, légèrement bouclés au-delà des épaules. Un mascara mal dessiné, comme à son habitude, contournait ses deux saphirs bleu clair d'une manière si subtile. Ce qu'elle était belle...
"J'ai soif. Je te ramène une bière?"
Elle se leva, alla s'en chercher une. L'ange en profita pour aller dans la salle de bains, séchant maladroitement une larme, comme si elle voulait le faire voir. La main dans le sac. Je ne l'ai pas vue. Je ne la voyais pas.
L'autre revint. Elle n'avait pas trouvé les bières, dit-elle. Mais c'est pas grave, elle n'avait pas si soif. Comment se passait mon après-midi?
"J'en sais rien," dis-je.
A qui je parlais déjà?
"A qui tu parles?"
La belle brune devait rentrer. Elle avait je ne sais quelle activité à faire. De toute façon, tout le monde s'en foutait de ce qu'elle avait à faire, ni où cela devait se passer.
Où cela devait-il se passer? Mais.. Où étions-nous? Comment savait-elle où j'habitais?

...

Le jour où l'on a tenté de me sauver. J'étais dans ma voiture. Je conduisais, les larmes aux yeux. La musique tremblante, sortant de mes enceintes brûlées, percutait mes oreilles sourdes. Chaque battement de mon cœur amplifiait cette migraine battante, ce grondement de pierre frottant à l'intérieur de mon crâne. Cette cigarette ne voulant pas s'éteindre. Ce soleil qui cramait ma rétine. Cette absence totale de gén...
Le téléphone sonna.
"C'est moi," dit-elle d'une voix rauque, transparente. Elle venait de pleurer. "Je viens de voir ton dernier message, sur ton blog."
It falls, march 21st, 2007.
"Je comprends pas."
"J'ai peur."
Je ne savais plus quoi dire. Je me suis arrêté. Je crois que j'ai bredouillé quelque chose, pour la rassurer. Je n'en pensais pas un mot. Car je ne pensais tout simplement pas. Rien ne sortait de mon esprit.
"Je peux tout entendre, Jeff. Parle-moi, je t'en prie."
Je sentais sa voix partir. Elle n'arrivait plus à la contenir. Je n'ai jamais su quoi répondre à cela. Quelques jours plus tard j'ai mis un terme à cette histoire. A cette chance qui m'était tombée de nulle part. L'ange s'en est allée, en y ayant perdu ses ailes. Je l'ai détruite. En me détruisant moi-même, je l'ai détruite.
Revenir à ce jour. Je donnerais tout pour revenir à ce jour. Où tout a basculé. Où elle a tenté de me sauver. Où je ne savais plus quoi dire, car c'était la première fois que l'on se donnait à fond pour moi. Sans rien en retour. Elle s'était abandonnée à moi. Son âme. Ses ailes.
Revenir à ce jour. Et penser que je ne suis pas irrécupérable. Si je me laisse bercer. Si je me laisse me faire aider. Une chance comme celle-là n'est pas offerte à tout le monde. Certains le méritent, d'autres non. Je ne veux plus débattre sur le fait que je la méritais ou pas. C'est fini.
Si elle me revenait... Si seulement elle me revenait...
Je ne sais même pas si j'en serais capable. Mais je me battrais.

Le jour où l'on a tenté de me sauver, j'ai raccroché. J'ai jeté mes cartes, sans même les regarder. Paire d'As. Cœurs, carreaux. J'avais le carré au flop. Des coups comme ceux-là arrivent. J'en ai déjà vus. Jeter une main max. Sans même s'en être rendu compte. Ce sont des erreurs apparaissant avec de la fatigue. Des dizaines d'heures jouant au poker, en ayant pour seul repos qu'une poignée de minutes assis sur sa chaise de bois, à attendre qu'une autre table se vide.

20080418

Entro/Psy

UNINTERESTING STUFF
Pétales se balançant au gré du vent, se brisant tels de fragiles verres sur le parquet. Le vin s'étale sur le tapis, baigne de tout son pourpre les moindres nervures. Des cris éclatent. Des sanglots se noient. C'était une pièce vide pourtant.
La fenêtre se ferme, le souffle grondant du vent se tait. Poc. Poc. Poc... Le vin continue de s'étaler, inondant les motifs rugueux du plancher.
"Tu n'as plus rien à espérer ici. Va-t-en!"
Poc... Poc... Poc...

Des pétales virevoltent et tournoient, pour finalement s'écraser lourdement dans un impact frénétique. Le vin s'étale sur le tapis, éclabousse les murs d'un pourpre opaque. Un hurlement long, des larmes s'étouffent. C'était une jolie pièce pourtant.
Le vent rabat la fenêtre contre les murs sous la force de la tempête faisant rage dehors. Poc. Poc. Poc... Le sang coule le long du mur, formant de jolies esquisses sur un rugueux papier-peint blanc.
"Tu n'as plus rien à espérer ailleurs. Meurs!"
Poc... Poc... Poc...

Des têtes volent à travers la pièce. Elles hurlent. Elles inondent la pièce de leurs cris aigus entremêlés. Le sang gicle dans tous les sens. Les ombres se font denses. C'était un joli abattoir, avant.
Des centaines de corps s'enchevêtrent, se nouent, se tassent sous le poids aberrant de la stupidité ravageuse d'un gamin. C'est son jeu. Poc. Poc. Poc... Une tête tombe, une vie s'éteint.
"J'..."
Poc... Poc... Poc...

Sa tête se détache difficilement du mur, laissant paraître une lourde tâche pourpre dans les creux d'un trou toujours plus prononcé. L'homme au masque, derrière lui, le regarde, d'un air amusé. L'enfant observe la marque indélébile qu'il laisse sur le mur. Un sourire des plus horribles se dessine lentement sur son visage. Des yeux blancs, vides. Les cheveux en arrière, propulsant des gouttelettes de sang sur le piano dansant. L'homme au masque lance un rire démoniaque, créant des vagues de hurlements, comme si une mitrailleuse les propulsait en saccades.
Un visage sans expression. Un regard vide, intense. C'est avec ce néant profond que le masque observe le gamin, derrière son épaule. Et ce dernier balance à nouveau sa tête contre le mur, creusant toujours plus mur qui l'emmène vers la mort.

Poc...
Poc... Poc...

Pourquoi lui a-t-elle dit ça...
"J'..."
Pourquoi ne le laisse-t-elle pas mourir simplement?

20080409

To judge or to be judged.

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
Il y a une semaine, j'étais à l'endroit que je pensais être la fin. Le fond. Je heurtai le sol violemment. Mon sang se déversa abondamment sur ces rocs poussiéreux. L'obscurité était constante, et l'odeur de pourri planait au raz du sol. Je toussai frénétiquement. Suffoquai. A chaque respiration coulait dans mes poumons ce liquide annonçant la fin, dans une douleur que je n'avais jamais pu imaginer.

Ce n'était rien, comparé à aujourd'hui.

Une semaine s'est écoulée. A peine je prends conscience pleinement de la douleur intense qui envahit mon être, que le contre-coup arrive. La hache tombe, la sanction a été appliquée, dans les règles. Impartiale.



"Jeune insipide, insignifiant de tous, ta mission est terminée. Regarde-les: tu as provoqué tout le mal que tu pouvais engendrer; y en a-t-il un, un seul parmi eux, que tu as blessé, et encore à terre? Le seul cafard que je vois ramper au sol, pleurnichant comme un faible est juste devant moi. Le seul que tu as réussi à blesser, le seul à qui tu as creusé une marque indélébile sur le visage, le seul pour lequel tu as donné tous ces coups de pelle dans cette terre fraiche afin qu'elle y accueille le tombeau, c'est toi-même.

"Regarde-la. Ose la regarder. Cela fait bien longtemps que tu as été banni de son esprit. Et toi tu osais encore il y a peu l'aimer, te lamentant, regrettant? Tu étais simplement hilarant de pathétisme. Regarde-la rire. Cloporte.

"Regarde-la, elle aussi. Ose la regarder. Je t'ai ordonné de la regarder! Son sourire. Son regard. Ils ne te sont désormais plus destinés. Et dire qu'il y a peu tu occupais encore la totalité d'elle-même... Tu étais son essence. Son odeur. Sa chair. Regarde-toi maintenant. Regarde tes mains. Tes mains de meurtrier. Puant l'alcool, puant les larmes, la sueur. Compte les fois où tu as refusé son amour. Compte les fois où tu l'as fait saigner, en la rejetant comme un sale chiffon. Alors que tout ce qu'elle voulait était des bras protecteurs. Elle était prête à s'imprégner totalement de ta douleur, de ton sang. Aujourd'hui tu ne serais pas là. Car aujourd'hui tu serais celui qui danse actuellement avec elle. Celui qui te vole ta place. Qui fera que, un beau jour, elle se réveillera en se demandant, quel était ton prénom?

"Regarde-toi. Tu pleures. Tu hurles. Tu sanglotes. C'est seulement maintenant que tu te rends compte de ce que tu es? De ce dont tu es destiné? Tu ne peux arriver nulle part comme ça. Et je t'ai réservé le destin que tu mérites. Tu m'as bien aidé cependant. En te créant ta solitude. En rejetant un par un ceux qui ont toujours voulu t'aider. En rejetant celle qui aurait pu te sauver. Tu ne peux arriver nulle part dans cet état. Regarde-toi. Tu ne peux arriver nulle part, et tu le sais. Sois tu restes dans cet état, à espérer tranquillement que... Ah non, j'oubliais, tu n'as plus rien à espérer. Cloporte.

"Non. Il y a une autre solution. Je ne peux rien t'offrir, si ce n'est la lucidité. Observe-toi bien. Veux-tu réellement rester comme ça? Tu n'as plus personne à essayer de sauver. Tu ne sers plus à rien dans ce monde. Personne ne ressent pour toi quoi que ce soit. Ni haine, ni pitié. Ni amour. Qui donc ta disparition affecterait-elle, finalement? Qui est encore là pour t'écouter pleurer, si ce n'est moi? Je t'apporte la solution à tes problèmes. Prends ma main, et tu n'auras plus jamais à souffrir. Je te le promets. Cloporte."


Je me lève. J'entame mes derniers instants. Les plus douloureux.
Je n'ai même plus envie d'espérer quoi que ce soit.

...
Ah non, j'oubliais, je n'ai plus rien à espérer.

...

20080404

Message in a bottle

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
J'aimerais te dire encore tant de choses...
Je me retiens dans ton intérêt. Et crois-moi, le mien me dicte toute autre chose.

J'espère juste que tu as raison sur les points me concernant.

Et concernant tes dernières paroles tout à l'heure, Moi aussi.
Je n'aurai pas assez d'argent pour le retour... J'espère que je ne regretterai pas trop tard... Pas encore...

20080331

There's something about you...

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
Il faut peut-être que je trouve un objectif atteignable, accessible, et si possible sans faire de mal pour que je me décide à me lancer. Te dire que je n'ai pas avancé ; te dire qu'après tout ce temps je suis resté au même stade, alors que toi tu as évolué ; te dire que je n'arrive toujours pas à me détacher de toi, est-ce que franchement ça m'aiderait ?

Nos chemins se sont séparés. Ta route a tracé droit, mon chemin s'est égaré. Tu étais le bolide fonçant à travers les plaines, j'étais la canette que l'on jette sur l'autoroute à pleine vitesse. Je n'avançais que par toi. Et maintenant je suis un déchet, au bord du chemin.
Tu as reconstruit ton monde. Je t'accorde que cela n'a pas dû être facile pour toi. Mais tu l'as fait. Seule. Tu as reconstruit ton monde, et j'ai peut-être le pouvoir de le détruire. Ce n'est pas ce que je veux. Je veux être heureux. Avec ou sans toi, je veux simplement être heureux. Avec ou sans toi, du moment que je ne te fasse jamais souffrir.

J'aimerais tant pouvoir me détacher de toi simplement, comme un grand, seul. J'aimerais que le temps efface la nostalgie et qu'il écrive de simples bons souvenirs. Sans regrets. Pas de remords. Pas d'angoisses. Pas d'insomnies. Les grains continuent de couler. Sans bruit. Je suis maintenant recouvert de kilomètres des sable. Et je n'arrive plus à respirer. Il faut que je réussisse à nous oublier.
Je ne dors pas parce que j'ai la tête remplie de regrets. Les remords. Les angoisses. Si seulement une fois on avait parlé. Si j'avais accepté ne serait-ce qu'une fois à l'époque que les soucis venaient aussi de moi. On aurait pu mettre toutes les merdes de coté. Tabula rasa. On repart de zéro. On l'avait déjà fait une fois. Mais je n'avais pas joué le jeu. Tu m'as tendu tellement de perches... Tu as tellement essayé de m'aider. Je ne voyais rien. Je ne voyais pas que je te retenais. Que j'étais ton boulet. Je n'avançais pas avec toi, tu me trainais. Tu n'avais pas besoin de ça. Tu avais besoin de moi, mais pas en tant que fardeau. Le problème à la base vient de moi. C'est quelque chose que je sais, maintenant. Ma jalousie maladive, mon humeur lunatique. Tout n'était que le fond de teint d'une actrice d'un film dont l'intrigue serait digne d'un grand David Lynch. Tout était coordonné par ça. The sickness within.

Je regrette tellement. Je regrette tout. Aujourd'hui je ne suis même plus sûr de ce qui est le plus douloureux. La nostalgie, l'envie d'être à tes cotés ? Ou bien les remords, ceux de t'avoir fait souffrir toi aussi, en plus de moi aujourd'hui.
Je suis un monstre. Pardonne-moi.

Huit cents

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
Un problème, huit cents réflexions, trois réponses, une seule issue.
Demain soir je la verrai, demain j'aurai un petit bout de réponse. Une écriture humide, floue, tremblante, sur un bout de papier trempé. Il faut pas que je me goure. Je n'ai pas le droit à l'erreur. C'est comme si ma vie entière en dépendait.
Ma vie entière en dépend.
Cela fait deux ans que l'on ne s'est pas vus. Un peu plus de deux ans. Le nombre de jours passés sans elle approche les huit cents, et je me sens toujours aussi proche d'elle. Je me sens toujours en elle. Je suis elle. Son moteur, son souffle, sa chair. Comme tout ce qu'elle est pour moi. Sans elle je ne suis rien. Sans elle je ne vis pas. Elle est mon kit de survie. Et je dois apprendre à vivre sans elle.
Huit cents jours passés loin d'elle. Huit cents jours à passer sans oxygène, à dormir une nuit sur trois, à devenir psychotique, paranoïaque, malade, drogué à la chlomipramine, à devenir un monstre de foire. Parfois je n'arrive plus à savoir si elle était vraiment là, discutant avec moi, de tout, de rien, de nous, d'elle. Mais jamais de moi. Ce qui importe c'est elle. Je ne suis pas sans elle. Jamais ce ne sera je. Seulement elle ou un insipide nous.
Cette nuit encore, j'étais auprès d'elle, dans ses bras. Elle me caressait et me chuchotait à l'oreille que tout irait bien, demain. Que je la verrai vraiment. J'ai compris encore trop tard qu'elle n'était pas vraiment là, mais après tout, qu'est-ce que ce "vraiment" change ? J'ai juste besoin d'elle. Qu'elle soit physiquement, tangible devant moi autour d'une table à parler de nos passés ou qu'elle soit psychiquement, illusion paranoïaque, dans la même pièce que moi, à me réconforter, ce n'est pas si mauvais. J'ai besoin d'elle pour vivre. J'ai le droit de l'inventer, il n'y a rien de mal, si ?
Huit cents jours à l'avoir recréée, remodelée, réinventée pour me satisfaire. Huit cents nuits, états psychotiques, à avoir semi-rêvé, pleuré, ri... Dans ses bras semblant si chauds.
Demain je la verrai, demain elle sera réelle. Demain il y aura trois réponses. Trois portes devant moi, une seule s'ouvrira. Une seule issue.
...
Celle de la prise de conscience d'une psychose pendante et sanglante. Terre, Terre. Terminus, tout le monde descend. Elle n'est pas vraiment celle que j'ai inventée, elle n'est pas celle pour qui je vis. Elle n'est pas elle, nous ne sommes pas nous. Et nous disparaîtrons peu à peu.
...
Celle de ma mort. Celle de ma maladie. Celle de ma mort prochaine. Elle est belle, elle est celle dont je rêve éveillé, celle avec qui je partage mes moments de crise. Et nous sommes nous. Je suis en elle, encore. Je suis son souffle, encore. Mais nous ne pouvons plus être nous comme je l'entends. Comme nous l'entendons. Car nous ne pouvons plus revenir en arrière. La déliquescence m'envahit. Mes organes pourrissent tour à tour, mes muscles s'atrophient peu à peu. Et dans peu de temps je ne serai que souvenir.
...
Celle du renouveau. Celle d'un nouveau départ. D'une nouvelle vie. Nous n'avons plus rien en commun ; ou du moins elle ne ressent absolument rien pour moi. Alors je dois la détruire. Elle doit mourir, pour que je renaisse. Ailleurs. Loin. Le plus loin possible. Je ne peux plus rien bâtir ici, je me contenterai d'autres horizons.

C'est demain que tout commence.
J'ai peur.
...

20080327

Saison 2

UNINTERESTING STUFF
2008, nouvelle ère.

C'est parti.

Someone tell her I'm fine

UNINTERESTING STUFF
Dites-lui que je vais bien.
Dites-lui que j'ai accompli mon rêve.
Dites-lui que je suis allé en Australie.
Dites-lui que j'ai obtenu mon diplôme.
Dites-lui que je suis parti aux États-unis. Que j'en ai fait le tour à moto. Que je me suis retiré dans une province aux alentours de Denver.
Dites-lui que j'y ai fait des rencontres, que je suis devenu un grand producteur de musique.
Je me suis marié deux fois, j'ai eu trois magnifiques enfants. Lise, Julia et Christian. Je les vois tous les weekends.
Dites-lui que je ne suis pas mort, qu'un homme comme moi ne peut pas mourir.
Ne lui dites jamais que jusqu'à ma dernière larme, je n'ai cessé de l'aimer.
Dites-lui que parfois, je pense encore à elle, le sourire aux lèvres.

Now I say, you love me.

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
Maintenant je veux que tu m'aimes. Je suis prêt. A nouveau.

Quitte tout. Viens dans mes bras. Embrasse-moi.

Pars avec moi, nous accompliront nos rêves, ailleurs, ensemble. Je quitte tout et je te prends avec moi. Tu es heureuse, tu n'as plus peur. Ton regard traverse mon corps. Je le laisse entrer, se noyer dans mes veines. Une longue route nous attend. Et le sang est derrière nous. Il n'y en aura plus. Je te le promets. Car j'ai changé. Car je suis prêt. Pour la première fois.

L'avion décolle. Tes yeux gris noyés de larmes continuent de me fixer. Tu me regardes enfin comme avant. Plus intensément même. Je peux ressentir la chaleur de ta peau. Elle me dit de la recouvrir de mes bras. De te protéger. De t'aimer jusqu'à la fin de mes jours. Tes lèvres s'approchent. Sans même qu'elles ne bougent, qu'elles ne tremblent, qu'elles ne chantent, j'entends déjà tes mots.

"Je t' ..."

Je me réveille. J'ai changé. Car je suis prêt. Prêt à pleurer. Pour la dernière fois.

L'ascension

UNINTERESTING STUFF
Un couloir sombre, des murs de briques. L'atmosphère est sale, malsaine, le vide semble remplir toute vie. Les gens s'affolent, se pressent. Les gens pleurent, se lamentent. Les gens sont tristes, froids. Des larmes heurtent le sol glacial dans un fracas détonant. On n'entend que cela. Les larmes. Ne penser qu'aux larmes.

Les couloirs s'enchevêtrent, se croisent, se nouent. Les salles se forment, se déforment, se séparent. L'une d'elles dégage une froide chaleur. Par terre un corps inerte, couché sur le ventre. Les bras sont rangés contre le tronc, les jambes sont parfaitement étendues de tout leur long. L'ensemble est noyé dans une énorme flaque pourpre, ce pourpre imitant les briques entourant. Les murs pleurent, se lamentent. Les murs sont tristes, froids. Le visage a été soigneusement séparé de la boite crânienne. Un travail minutieux a été accompli. Tout a été fait sans la moindre hésitation, d'un trait, lentement. Chaque geste montre une certitude calculée. Aucun tremblement ne peut être observé sur les marques de la découpe. C'est un travail magnifique. Un chef d'œuvre. Les larmes font trop de bruit. Les larmes. Ne penser qu'aux larmes.

Il faudra savoir qui a accompli cela. Il faudra le féliciter. L'acclamer. Le remercier. Mais non. On le blâmera. On le jugera. On le fera payer. Quelle ironie. Lui, le seul qui a sauvé. Le seul qui a donné la rédemption. Le seul qui a offert le salut. Le seul qui a considéré. Les autres pleurent, se lamentent. Les autres sont tristes, froids. Les autres sont idiots. On entend que leurs larmes. Les larmes. Ne penser qu'aux larmes.

Pourpre, mon tombeau de briques, c'est ici que je suis mort.

764

SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
Et si je m'étais comporté pour la première fois de ma vie en adulte ?

Et si on avait tout simplement parlé ?

Et si j'avais décroché ce téléphone ?
SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
Comment essayer d'évoluer, si je n'ai pas combattu le mal à sa source ?
Le problème est que je ne vois aucun moyen de le faire, sans détruire encore et encore...

Je dois apprendre à vivre sans elle. Cela aurait déjà dû être fait il y a longtemps...