20081231

Dear 2008,

Ah ... 2008 ...
L'année de la bataille.
Celle acharnée, celle dont je suis sorti maintes fois écorché, détruit, livide... Et dont je suis sorti une fois vainqueur. En gagnant cette bataille j'ai gagné mon année. 2009 déboule. Et je te regarde droit dans les yeux. Tu ne me fais plus peur. Car j'ai retrouvé mon arme favorite. La plus puissante. Moi-même.
Je n'ai pas de résolutions particulières, comme à mon habitude. Premièremement parce que je trouve que les résolutions c'est bidon, on les tient jamais ; et surtout parce que je n'ai pas besoin d'un changement de chiffre pour décider quelque chose. Ce que je peux d'ores et déjà annoncer, en écoutant le doux son de cette confiance, c'est que 2009 sera la continuité et l'évolution de ce désir de liberté. Liberté enchaînée, mais non entravée. Feels like home? World is home.
Barcelone, New York City, Sydney?
Plus tard j'aurai des maisons partout sur la planète. Comme ça pourrai Lui* montrer le plus long des couchers de soleil.
2009 démarrera si bien, les rêves plein la tête.
Et ce blog continuera de mourir peu à peu.

20081218

Cette emprise qu'elle avait sur lui... Elle qui obscurcissait ses pensées depuis longtemps. Noyé dans les regrets, rongé par les remords, coupable d'une insouciance noire, victime d'une vengeance sombre.
Circle.
Les temps changent dirons-nous. Hier nous regardions ce tableau avec Nostalgie, les yeux bien humides ; aujourd'hui c'est avec le sourire que j'écoute cette chanson, que je ressasse ces souvenirs. Car tout s'échappe. Car les temps changent.
J'ai longtemps cherché une substitution. Un moyen de la remplacer. Je pensais que je n'y arriverais pas. Et j'avais raison. Car vouloir la remplacer n'était pas une solution. Il fallait avancer. Trouver une autre issue. Aujourd'hui elle n'est pas remplacée, elle est simplement effacée.
Je regoute au bonheur. Les plaies ne sont pas toutes fermées non. Il faudra encore du temps. Beaucoup de temps. Mais étrangement tout ce que je redoutais avant n'est plus d'actualité. N'est même plus d'existence si je puis dire.
Vermilion.
Elle* s'échappe par le premier conduit, la menant vers ses cours, où elle continuera de s'émerveiller devant des poules dansantes, tout en repensant à ce jeune homme qu'elle laisse là, le sourire le gagnant. Ce jeune homme qui avait décidé de se laisser mourir dans ce désert, qui suffoquait et crevait à force d'ingérer ces FAILs. Il se relève, lève la tête et pointe son regard vers des nuages étrangement moins lourds. Les flocons se mettent à tomber.
We won't die.
C'est un jour bien étrange. Les démons du passé reviennent mais me semblent amicaux. Je suis serein et confiant. Et puis Elle*... dont les paroles restent en ma mémoire, dont chaque mot résonne dans ma petite tête. Quelle que soit l'humeur, quel que soit le temps, quel que soit le manque. Elle reste présente. Tout le temps. Un harcèlement des plus plaisants. Une présence qui ne me noie pas. Je suis heureux... Manquerait plus qu'il neige tiens !
20081209, 1530... Tiens, il neige... Et moi, je T*aime.

20081205

J'ai évolué.
Je grandis.
Ne pas brûler les étapes, en fonçant tout de même tête baissée. Il faut négocier constamment avec le temps. Pour qu'il nous donne plus de lui-même dans les bons moments... Pour qu'il s'accélère dans les sombres moments. Pour qu'il s'arrête simplement dans Ses* bras.
Je grandis.
J'apprends à ne plus avoir peur. J'ai toujours ce grand mur en face de moi, ce que l'on appelle le futur. Et il est loin d'être engagé. Je ne suis qu'aux prémices. Je ne vois toujours qu'à quelques jours en avance, mais maintenant je n'ai plus peur de lui. Parce que je ne suis plus tout seul au devant. Elle* a décidé de me tenir la main. Elle aussi, avec ses craintes, ses doutes. Sur elle-même, sur moi. Ma mission est de les calmer, pour qu'elle reste auprès de moi. J'ai sa chaleur qui me guide. Elle m'aide. Car finalement, elle en est capable, malgré mes peines passées envers elle.
J'ai oublié tout ça.
Je ne dis pas au revoir à mes démons, non. J'ai fait l'erreur par le passé de les refouler, de les taire, et cela n'avait pas marché. Ici, je les étale sur le table. Ils vivent en moi, et parfois reprennent le contrôle. La peur d'être abandonné, mêlée à celle de la banalité. La solution est de m'ouvrir à elle.
Au fur et à mesure mes craintes s'apaisent. Le début fut incertain, mais plus j'avance et plus tout cela m'éclaire. À ses yeux je suis quelqu'un. Peut-être pas encore "The S.O", mais quelque chose me dit que je prends la bonne direction. I've been given an S.O in change for my S.O.S
La pluie s'arrêtera bien un jour, c'est forcé. Il n'existe nul endroit dans le monde où elle s'abat tous les jours de l'année. Je suis forcé d'aller mieux un jour. Avec elle ce sera plus simple :)