UNINTERESTING STUFF
***Tu étais étincelante, comme toujours, portant ta belle robe de soie rouge. Aussi légère que la brume, aussi pétillante et lumineuse qu'une couronne d'aurore boréale. Tes cheveux dansaient, et tes yeux s'illuminèrent dès qu'ils se posèrent sur moi. Sur ta peau se reflétaient les couleurs pêche d'un soir d'automne. Le vent caressait tes jambes nues et dormantes sous la vivacité de ton tissu rouge sang.
***[...]
***Mais tout s'emballa, le vent souffla plus fort, faisant osciller tes paupières, laissant même échapper une larme de tes yeux. Tout autour de toi, les feuilles tourbillonnèrent. Le vent se déchaîna encore plus fort. Les arbres se balancèrent, des branches s'en détachèrent. Tes jambes nues étaient leurs proies. Tu étais celle dont la nature ne voulait pas. Tu étais celle que les autres voulaient éliminer. La seule que je devais protéger.
***Et les feuilles tournaient, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Bientôt c'était une réelle tornade dont tu étais l'oeil. Plus haut le ciel était devenu tempête. Des éclairs illuminaient les cieux et leur donnait une impression de peser des tonnes. L'impression que le ciel allait s'écrouler. A tes pieds l'herbe trembla. Deux fissures immenses firent leur apparition. Elles se creusaient jusqu'à se couper à un endroit précis. Comme une immense croix marquée par une main divine pour indiquer ta position sur une vulgaire carte. Un coup d'oeil furtif autour de toi te fit comprendre que tu étais piégée. Tu voulus tout de même lever un pied... Mais impossible. Des ronces sortirent du sol, pour empoigner tes chevilles. De par la douleur provoquée par la puissance des serres, ta gorge étouffa un cri. Il fut bref, intense, profond. Les ronces déchiraient le sol au fil de leur croissance instantanée. Ce n'était plus la nature, c'était une machine. Bruyante, hurlante. Et tu en étais la victime. Plus les ronces grimpaient et s'agrippaient le long de tes mollets, plus ces derniers devenaient rouges, écarlates. Des tes joues jaillirent de minuscules gouttelettes pourpres, et des larmes de sang se mirent à se déverser sur leur long. Les feuilles de l'automne prenaient vie, se regroupaient, viraient de sens instantanément, pour finalement plonger vers toi. Des lames semblaient se dessiner sur leur corps devenu nacre. Ce n'étaient plus des feuilles. C'était un ensemble vivant, intelligent, part d'une machine assassine et impitoyable.
***Tes courbes se déformèrent, ton corps se ploya sous la force de cette tornade. Tu ne semblais plus femme. Tu semblais ... fondre. Peu à peu ta vie s'éteignait. Un ensemble des plus merveilleux s'éleva vers le ciel, au milieu de cet oeil du cyclone dansant autour de toi. C'était un nuage de vapeur. Une buée incandescente, changeant sans cesse de couleurs. Tantôt nacrée, tantôt verte, rouge vif, dorée. Elle planait là, au dessus de ton corps qui ... était maintenant totalement enseveli sous les ronces semblant devenir moins hostiles... Les feuilles... Les feuilles ne tournaient plus. Elles n'étaient plus là. Le ciel s'était même dégagé. Tout redevenait ... normal. Le vent arrêtait de se déchaîner autour de ton corps inerte, les ronces lâchaient leur prises, mourantes et dociles. Tu n'étais qu'un tas de chair sur l'herbe ravagée. Des morceaux de tissus restaient collés sur ta peau brûlée. Et la brume continuait de monter. Elle formait des centaines d'étoiles, de la poussière de diamant, rejoignant ce plafond multicolore qu'elle-même avait créé.
***C'était toi. Tu n'étais plus ce corps mort devant moi. Tu étais une énergie différente, mais encore plus belle. Et je finis par t'entendre.
***Ce hurlement constant du vent déchaîné s'était échappé. Les branches cessèrent de craqueler, les ronces ne grognaient plus. C'était un calme soir d'automne, à nouveau. Pourtant, un son persistait. Un bourdonnement intense, une mélodie des cieux. C'était toi qui me parlais. Une voix majestueuse, une harmonie parfaite. Une chanson que l'on ne peut fredonner. Elle ne persistera qu'à travers ma mémoire, pour l'éternité. L'ironie du sort voulait que cette mémoire me dise de t'oublier.
***"Efface-moi"
***Je ne devais pas t'aimer. C'était le message qui m'apparût. Et aussitôt toi, tu disparus.
Elle continue de vivre en moi, faisant de ma honte son berceau. Toutes les douleurs, tous les tourments glissent, fuient et me remplissent. Je ferais n'importe quoi pour l'avoir auprès de moi... Juste pour l'avoir auprès de moi.
Mais je ne sais jamais quoi faire, elle me rend si triste...
Elle est tout pour moi, le rêve unilatéral, cette chanson que l'on ne fredonne pas ... l'inatteignable. Elle est un mythe en quel je dois encore croire. Et tout ce qu'il me faut pour la rendre réelle est la raison...
Mais je ne sais jamais quoi faire, elle me rend si triste...
Je ne laisserai pas ceci grandir en moi, non, je ne le laisserai pas faire. Ça me reprend la gorge, m'étouffe, me déchire en petits morceaux... Je ne serai pas cela, je ne veux pas être cela.
Je ne laisserai pas ceci grandir en moi.
Elle n'est pas réelle.
Je ne peux pas la rendre réelle.
***Tu étais étincelante, comme toujours, portant ta belle robe de soie rouge. Aussi légère que la brume, aussi pétillante et lumineuse qu'une couronne d'aurore boréale. Tes cheveux dansaient, et tes yeux s'illuminèrent dès qu'ils se posèrent sur moi. Sur ta peau se reflétaient les couleurs pêche d'un soir d'automne. Le vent caressait tes jambes nues et dormantes sous la vivacité de ton tissu rouge sang.
***[...]
***Mais tout s'emballa, le vent souffla plus fort, faisant osciller tes paupières, laissant même échapper une larme de tes yeux. Tout autour de toi, les feuilles tourbillonnèrent. Le vent se déchaîna encore plus fort. Les arbres se balancèrent, des branches s'en détachèrent. Tes jambes nues étaient leurs proies. Tu étais celle dont la nature ne voulait pas. Tu étais celle que les autres voulaient éliminer. La seule que je devais protéger.
***Et les feuilles tournaient, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Bientôt c'était une réelle tornade dont tu étais l'oeil. Plus haut le ciel était devenu tempête. Des éclairs illuminaient les cieux et leur donnait une impression de peser des tonnes. L'impression que le ciel allait s'écrouler. A tes pieds l'herbe trembla. Deux fissures immenses firent leur apparition. Elles se creusaient jusqu'à se couper à un endroit précis. Comme une immense croix marquée par une main divine pour indiquer ta position sur une vulgaire carte. Un coup d'oeil furtif autour de toi te fit comprendre que tu étais piégée. Tu voulus tout de même lever un pied... Mais impossible. Des ronces sortirent du sol, pour empoigner tes chevilles. De par la douleur provoquée par la puissance des serres, ta gorge étouffa un cri. Il fut bref, intense, profond. Les ronces déchiraient le sol au fil de leur croissance instantanée. Ce n'était plus la nature, c'était une machine. Bruyante, hurlante. Et tu en étais la victime. Plus les ronces grimpaient et s'agrippaient le long de tes mollets, plus ces derniers devenaient rouges, écarlates. Des tes joues jaillirent de minuscules gouttelettes pourpres, et des larmes de sang se mirent à se déverser sur leur long. Les feuilles de l'automne prenaient vie, se regroupaient, viraient de sens instantanément, pour finalement plonger vers toi. Des lames semblaient se dessiner sur leur corps devenu nacre. Ce n'étaient plus des feuilles. C'était un ensemble vivant, intelligent, part d'une machine assassine et impitoyable.
***Tes courbes se déformèrent, ton corps se ploya sous la force de cette tornade. Tu ne semblais plus femme. Tu semblais ... fondre. Peu à peu ta vie s'éteignait. Un ensemble des plus merveilleux s'éleva vers le ciel, au milieu de cet oeil du cyclone dansant autour de toi. C'était un nuage de vapeur. Une buée incandescente, changeant sans cesse de couleurs. Tantôt nacrée, tantôt verte, rouge vif, dorée. Elle planait là, au dessus de ton corps qui ... était maintenant totalement enseveli sous les ronces semblant devenir moins hostiles... Les feuilles... Les feuilles ne tournaient plus. Elles n'étaient plus là. Le ciel s'était même dégagé. Tout redevenait ... normal. Le vent arrêtait de se déchaîner autour de ton corps inerte, les ronces lâchaient leur prises, mourantes et dociles. Tu n'étais qu'un tas de chair sur l'herbe ravagée. Des morceaux de tissus restaient collés sur ta peau brûlée. Et la brume continuait de monter. Elle formait des centaines d'étoiles, de la poussière de diamant, rejoignant ce plafond multicolore qu'elle-même avait créé.
***C'était toi. Tu n'étais plus ce corps mort devant moi. Tu étais une énergie différente, mais encore plus belle. Et je finis par t'entendre.
***Ce hurlement constant du vent déchaîné s'était échappé. Les branches cessèrent de craqueler, les ronces ne grognaient plus. C'était un calme soir d'automne, à nouveau. Pourtant, un son persistait. Un bourdonnement intense, une mélodie des cieux. C'était toi qui me parlais. Une voix majestueuse, une harmonie parfaite. Une chanson que l'on ne peut fredonner. Elle ne persistera qu'à travers ma mémoire, pour l'éternité. L'ironie du sort voulait que cette mémoire me dise de t'oublier.
***"Efface-moi"
***Je ne devais pas t'aimer. C'était le message qui m'apparût. Et aussitôt toi, tu disparus.
Elle continue de vivre en moi, faisant de ma honte son berceau. Toutes les douleurs, tous les tourments glissent, fuient et me remplissent. Je ferais n'importe quoi pour l'avoir auprès de moi... Juste pour l'avoir auprès de moi.
Mais je ne sais jamais quoi faire, elle me rend si triste...
Elle est tout pour moi, le rêve unilatéral, cette chanson que l'on ne fredonne pas ... l'inatteignable. Elle est un mythe en quel je dois encore croire. Et tout ce qu'il me faut pour la rendre réelle est la raison...
Mais je ne sais jamais quoi faire, elle me rend si triste...
Je ne laisserai pas ceci grandir en moi, non, je ne le laisserai pas faire. Ça me reprend la gorge, m'étouffe, me déchire en petits morceaux... Je ne serai pas cela, je ne veux pas être cela.
Je ne laisserai pas ceci grandir en moi.
Elle n'est pas réelle.
Je ne peux pas la rendre réelle.
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