UNINTERESTING STUFF
Voici un sentiment, voici un compromis
De l'abri se cachant derrière la brume
Nos yeux se détachent dans un instinct de survie
Et il ne reste que les cendres qui fument
Il ne faut pas avoir peur, non.
Laisser tout tomber, tout lâcher,
Recouvrir notre culpabilité de honte,
Et s'abandonner à l'espoir oublié
Les yeux se noient, ce n'est pas grave
Des yeux neufs, de nouvelles ailes
Les larmes couleront, mais rien n'est grave
Si finalement toi, tu nais nouvelle.
Je t'abandonne à ton destin,
Je t'imagine à travers son dessein
De tout ce que tu es je garde le meilleur,
Grâce à toi je reconstruirai mon bonheur.
20080531
20080523
SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
J'aimerais parfois croire au destin. Me dire que je n'y suis pas toujours pour tout dans cette vie de merde. Reposer juste un peu de cette culpabilité accablante sur ce sort puissant. Me dire, que ce n'est pas si grave le fait que tout marche de travers, ou que tout arrive trop tard, c'est juste un mauvais tour... du destin.
J'aimerais juste arrêter de payer trop cher les erreurs que je fais. Parce qu'il arrivera forcément un moment où je ne me relèverai plus.
De toute façon on continuera de penser, tout bas, que tout était de ma faute... Alors bon...
J'aimerais juste arrêter de payer trop cher les erreurs que je fais. Parce qu'il arrivera forcément un moment où je ne me relèverai plus.
De toute façon on continuera de penser, tout bas, que tout était de ma faute... Alors bon...
20080501
Le jour où l'on a tenté de me sauver.
SERAI-JE INVINCIBLE UN JOUR ?
J'ai tellement besoin d'aider l'autre que je me suis perdu en chemin. Je me suis enfoncé dans la jungle, j'ai perdu toute orientation. Un miséreux en quête du désespoir? Ce serait bien trop futile pour moi.
Là où j'ai eu tort était de penser que personne n'aurait pu me sortir de la merde. Il y en a qui ont tenté. Et je les ai envoyé valser. Quelle connerie. Connerie humaine... Connerie de moi-même. Je n'aime pas que l'on m'aide. Je n'aime pas que l'on m'aime. Je me sens tellement mieux quand j'aide. On me regarde. On accepte ma confiance. On se laisse porter. J'aime ça. Aider. Alors quand on m'a accordé un amour inconditionnel, inconditionné, sans prétexte, sans attente, je n'ai pas compris. J'ai pris peur. J'ai fui. Je prends conscience que c'était la plus belle chose qui m'eût été arrivé. Une chance comme il n'en arrive que très peu dans une vie. Voire jamais pour la plupart des gens.
Et ça m'est arrivé deux fois...
...
Dealer : "Voici le flop... As de piques, Valet de carreaux, As de trèfles."
*hum carré d'As au flop je checke pour tromper c'est la meilleure stratégie oh nom d'un chien un carré d'As au flop je dois checker je dois checker au flop*
Shokaah : "Tapis."
...
Elle était là. Dans mes bras. Elle ne disait rien. Elle se sentait bien. Pour elle tout était parfait. Les rideaux balayaient la lumière dansante du crépuscule. Les derniers chants des oiseaux berçaient l'air chaud de mars. Il n'y avait pas un mot à dire. Pas une pensée à tenir. Juste profiter de l'instant. Des brises caressaient nos peaux pour glisser ensuite sur des murs saumon, reflétant la magie de l'instant. Elle était là, paisible. Aimante comme jamais elle n'avait pensé pouvoir aimer. Dans mes bras. Une ange heureuse, paisible... Tout semblait parfait. Le tableau était magnifique. Le tableau était
Noir. Vide. Mon cœur était noir. Noir. Elle se tenait là, dans mes bras. Qu'est-ce qui s'était passé? Etais-je mort? Non. Etais-je en train de dormir? Peut-être. Certainement. Car les deux ne pouvaient pas être côte-à-côte. Elles ne se connaissaient pas. Ne s'étaient jamais vues. Je ne sentais plus son corps contre le mien. Mes sens étaient floués. Seule mon ouïe résistait.
"Tu ne l'aimes pas."
"Ça ne marchera jamais, Jeff. Tu le sais."
"Tu l'as sauvée, elle aussi?"
"Tu ne l'aimes pas, Jeff."
Sa voix venait du fauteuil. Elle s'y était installée. A quelques mètres. Elle n'osait pas me regarder. Comme je n'osais pas le faire non plus. Elle avait dû entrer un moment avant. Je ne l'avais pas entendue.
Elle avait les clés de l'appartement?
Elle me chuchotait des phrases. Je me rappelle. Elle était là. Diablesse dansante. Elle avait mis sa belle robe. La noire. Longue, fine. Des cheveux brunis, légèrement bouclés au-delà des épaules. Un mascara mal dessiné, comme à son habitude, contournait ses deux saphirs bleu clair d'une manière si subtile. Ce qu'elle était belle...
"J'ai soif. Je te ramène une bière?"
Elle se leva, alla s'en chercher une. L'ange en profita pour aller dans la salle de bains, séchant maladroitement une larme, comme si elle voulait le faire voir. La main dans le sac. Je ne l'ai pas vue. Je ne la voyais pas.
L'autre revint. Elle n'avait pas trouvé les bières, dit-elle. Mais c'est pas grave, elle n'avait pas si soif. Comment se passait mon après-midi?
"J'en sais rien," dis-je.
A qui je parlais déjà?
"A qui tu parles?"
La belle brune devait rentrer. Elle avait je ne sais quelle activité à faire. De toute façon, tout le monde s'en foutait de ce qu'elle avait à faire, ni où cela devait se passer.
Où cela devait-il se passer? Mais.. Où étions-nous? Comment savait-elle où j'habitais?
...
Le jour où l'on a tenté de me sauver. J'étais dans ma voiture. Je conduisais, les larmes aux yeux. La musique tremblante, sortant de mes enceintes brûlées, percutait mes oreilles sourdes. Chaque battement de mon cœur amplifiait cette migraine battante, ce grondement de pierre frottant à l'intérieur de mon crâne. Cette cigarette ne voulant pas s'éteindre. Ce soleil qui cramait ma rétine. Cette absence totale de gén...
Le téléphone sonna.
"C'est moi," dit-elle d'une voix rauque, transparente. Elle venait de pleurer. "Je viens de voir ton dernier message, sur ton blog."
It falls, march 21st, 2007.
"Je comprends pas."
"J'ai peur."
Je ne savais plus quoi dire. Je me suis arrêté. Je crois que j'ai bredouillé quelque chose, pour la rassurer. Je n'en pensais pas un mot. Car je ne pensais tout simplement pas. Rien ne sortait de mon esprit.
"Je peux tout entendre, Jeff. Parle-moi, je t'en prie."
Je sentais sa voix partir. Elle n'arrivait plus à la contenir. Je n'ai jamais su quoi répondre à cela. Quelques jours plus tard j'ai mis un terme à cette histoire. A cette chance qui m'était tombée de nulle part. L'ange s'en est allée, en y ayant perdu ses ailes. Je l'ai détruite. En me détruisant moi-même, je l'ai détruite.
Revenir à ce jour. Je donnerais tout pour revenir à ce jour. Où tout a basculé. Où elle a tenté de me sauver. Où je ne savais plus quoi dire, car c'était la première fois que l'on se donnait à fond pour moi. Sans rien en retour. Elle s'était abandonnée à moi. Son âme. Ses ailes.
Revenir à ce jour. Et penser que je ne suis pas irrécupérable. Si je me laisse bercer. Si je me laisse me faire aider. Une chance comme celle-là n'est pas offerte à tout le monde. Certains le méritent, d'autres non. Je ne veux plus débattre sur le fait que je la méritais ou pas. C'est fini.
Si elle me revenait... Si seulement elle me revenait...
Je ne sais même pas si j'en serais capable. Mais je me battrais.
Le jour où l'on a tenté de me sauver, j'ai raccroché. J'ai jeté mes cartes, sans même les regarder. Paire d'As. Cœurs, carreaux. J'avais le carré au flop. Des coups comme ceux-là arrivent. J'en ai déjà vus. Jeter une main max. Sans même s'en être rendu compte. Ce sont des erreurs apparaissant avec de la fatigue. Des dizaines d'heures jouant au poker, en ayant pour seul repos qu'une poignée de minutes assis sur sa chaise de bois, à attendre qu'une autre table se vide.
Là où j'ai eu tort était de penser que personne n'aurait pu me sortir de la merde. Il y en a qui ont tenté. Et je les ai envoyé valser. Quelle connerie. Connerie humaine... Connerie de moi-même. Je n'aime pas que l'on m'aide. Je n'aime pas que l'on m'aime. Je me sens tellement mieux quand j'aide. On me regarde. On accepte ma confiance. On se laisse porter. J'aime ça. Aider. Alors quand on m'a accordé un amour inconditionnel, inconditionné, sans prétexte, sans attente, je n'ai pas compris. J'ai pris peur. J'ai fui. Je prends conscience que c'était la plus belle chose qui m'eût été arrivé. Une chance comme il n'en arrive que très peu dans une vie. Voire jamais pour la plupart des gens.
Et ça m'est arrivé deux fois...
...
Dealer : "Voici le flop... As de piques, Valet de carreaux, As de trèfles."
*hum carré d'As au flop je checke pour tromper c'est la meilleure stratégie oh nom d'un chien un carré d'As au flop je dois checker je dois checker au flop*
Shokaah : "Tapis."
...
Elle était là. Dans mes bras. Elle ne disait rien. Elle se sentait bien. Pour elle tout était parfait. Les rideaux balayaient la lumière dansante du crépuscule. Les derniers chants des oiseaux berçaient l'air chaud de mars. Il n'y avait pas un mot à dire. Pas une pensée à tenir. Juste profiter de l'instant. Des brises caressaient nos peaux pour glisser ensuite sur des murs saumon, reflétant la magie de l'instant. Elle était là, paisible. Aimante comme jamais elle n'avait pensé pouvoir aimer. Dans mes bras. Une ange heureuse, paisible... Tout semblait parfait. Le tableau était magnifique. Le tableau était
Noir. Vide. Mon cœur était noir. Noir. Elle se tenait là, dans mes bras. Qu'est-ce qui s'était passé? Etais-je mort? Non. Etais-je en train de dormir? Peut-être. Certainement. Car les deux ne pouvaient pas être côte-à-côte. Elles ne se connaissaient pas. Ne s'étaient jamais vues. Je ne sentais plus son corps contre le mien. Mes sens étaient floués. Seule mon ouïe résistait.
"Tu ne l'aimes pas."
"Ça ne marchera jamais, Jeff. Tu le sais."
"Tu l'as sauvée, elle aussi?"
"Tu ne l'aimes pas, Jeff."
Sa voix venait du fauteuil. Elle s'y était installée. A quelques mètres. Elle n'osait pas me regarder. Comme je n'osais pas le faire non plus. Elle avait dû entrer un moment avant. Je ne l'avais pas entendue.
Elle avait les clés de l'appartement?
Elle me chuchotait des phrases. Je me rappelle. Elle était là. Diablesse dansante. Elle avait mis sa belle robe. La noire. Longue, fine. Des cheveux brunis, légèrement bouclés au-delà des épaules. Un mascara mal dessiné, comme à son habitude, contournait ses deux saphirs bleu clair d'une manière si subtile. Ce qu'elle était belle...
"J'ai soif. Je te ramène une bière?"
Elle se leva, alla s'en chercher une. L'ange en profita pour aller dans la salle de bains, séchant maladroitement une larme, comme si elle voulait le faire voir. La main dans le sac. Je ne l'ai pas vue. Je ne la voyais pas.
L'autre revint. Elle n'avait pas trouvé les bières, dit-elle. Mais c'est pas grave, elle n'avait pas si soif. Comment se passait mon après-midi?
"J'en sais rien," dis-je.
A qui je parlais déjà?
"A qui tu parles?"
La belle brune devait rentrer. Elle avait je ne sais quelle activité à faire. De toute façon, tout le monde s'en foutait de ce qu'elle avait à faire, ni où cela devait se passer.
Où cela devait-il se passer? Mais.. Où étions-nous? Comment savait-elle où j'habitais?
...
Le jour où l'on a tenté de me sauver. J'étais dans ma voiture. Je conduisais, les larmes aux yeux. La musique tremblante, sortant de mes enceintes brûlées, percutait mes oreilles sourdes. Chaque battement de mon cœur amplifiait cette migraine battante, ce grondement de pierre frottant à l'intérieur de mon crâne. Cette cigarette ne voulant pas s'éteindre. Ce soleil qui cramait ma rétine. Cette absence totale de gén...
Le téléphone sonna.
"C'est moi," dit-elle d'une voix rauque, transparente. Elle venait de pleurer. "Je viens de voir ton dernier message, sur ton blog."
It falls, march 21st, 2007.
"Je comprends pas."
"J'ai peur."
Je ne savais plus quoi dire. Je me suis arrêté. Je crois que j'ai bredouillé quelque chose, pour la rassurer. Je n'en pensais pas un mot. Car je ne pensais tout simplement pas. Rien ne sortait de mon esprit.
"Je peux tout entendre, Jeff. Parle-moi, je t'en prie."
Je sentais sa voix partir. Elle n'arrivait plus à la contenir. Je n'ai jamais su quoi répondre à cela. Quelques jours plus tard j'ai mis un terme à cette histoire. A cette chance qui m'était tombée de nulle part. L'ange s'en est allée, en y ayant perdu ses ailes. Je l'ai détruite. En me détruisant moi-même, je l'ai détruite.
Revenir à ce jour. Je donnerais tout pour revenir à ce jour. Où tout a basculé. Où elle a tenté de me sauver. Où je ne savais plus quoi dire, car c'était la première fois que l'on se donnait à fond pour moi. Sans rien en retour. Elle s'était abandonnée à moi. Son âme. Ses ailes.
Revenir à ce jour. Et penser que je ne suis pas irrécupérable. Si je me laisse bercer. Si je me laisse me faire aider. Une chance comme celle-là n'est pas offerte à tout le monde. Certains le méritent, d'autres non. Je ne veux plus débattre sur le fait que je la méritais ou pas. C'est fini.
Si elle me revenait... Si seulement elle me revenait...
Je ne sais même pas si j'en serais capable. Mais je me battrais.
Le jour où l'on a tenté de me sauver, j'ai raccroché. J'ai jeté mes cartes, sans même les regarder. Paire d'As. Cœurs, carreaux. J'avais le carré au flop. Des coups comme ceux-là arrivent. J'en ai déjà vus. Jeter une main max. Sans même s'en être rendu compte. Ce sont des erreurs apparaissant avec de la fatigue. Des dizaines d'heures jouant au poker, en ayant pour seul repos qu'une poignée de minutes assis sur sa chaise de bois, à attendre qu'une autre table se vide.
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