Cette pièce maitresse qui nous enflamme. Ce baiser doux qui nous échappe. Une brise légère qui nous caresse. Qui nous frôle. Qui nous abandonne. L'abandon. Elle est déjà loin. Elle nous a déjà oubliés. Pendant que nous étions à peine en train de la découvrir. Il nous reste le vide. L'abandon.
Je le connais trop bien. Il est amplifié à une échelle phénoménale. Se sentir si seul. N'exister pour plus rien. Loin. Vide. Abandonné. Totalement perdu. De A à Z j'en suis l'unique coupable. Je sais aujourd'hui que sans ce vide dévastateur, sans cette peste dévorante qui me ronge, j'aurais peut-être jamais pu te désirer à ce point. Tant mieux pour toi ? A quoi bon ?
Quelque chose qui m'a fait tourner le dos aux sourires, simplicités lâches et vacillantes. Je dus creuser et combattre, et pour cela ma bonne raison, la protectrice, aimante, bienveillante, t'a sacrifiée. Un risque trop lourd à prendre. Alors, je suis allé en arrière. J'ai combattu sans relâche. Seul. Abandonné. Par ma propre volonté. Abandonné par moi-même. J'ai taillé centaines de ronces, qui protégeaient le noyau. La source. L'explication. J'ai peut-être obtenu, par un étrange vœu, la force de ne pas devenir totalement fou. Mais j'y suis arrivé. J'ai combattu, j'ai presque vaincu. Le noyau est devant moi.
Comme toujours, j'y suis arrivé. Et comme toujours, trop tard. Mes bras lâchent mon arme. Dans un élan, motivé par des visions de ces sourires, simplicités féroces et enivrantes, je ne me suis pas rendu compte qu'en plus d'être seul, mon unique motivation cachée, toi, s'était enfuie. Celle pour qui je combattais.
Tu m'as perdue déjà depuis longtemps.
Je m'adosse contre le mur. J'observe chaque once d'espoir disparaître à mon simple regard. Des tremblements éphémères voltigent et se laissent glisser le long de mes jambes. Mon dernier regard se pose sur mon arme luisante, inerte, ne demandant qu'à servir, une ultime fois.
Alors non. La bataille n'est pas finie. Je reste là, en espérant qu'un jour elle me revienne. Sans elle, je ne peux plus combattre.
Je lui ai tourné le dos. C'est moi qui l'ai abandonnée, pas le contraire. C'est l'unique erreur que j'ai commise. L'unique erreur. J'ai entrepris un lourd combat. Je l'ai fait seul, au lieu de la laisser m'accompagner. Elle s'est lassée d'attendre. Et elle m'a abandonné à son tour. J'ai fait tout cela... Pour rien ?
Je n'arrive même pas à voir où est l'ironie du sort. Allons quoi, il y a bien une morale ? Quelque chose que je dois apprendre de tout ça, non ? Rien n'est logique. Une simple erreur. Pas de retour ? Pas de rédemption ? Je n'arrive même pas à haïr quiconque. Ni moi. Ni toi. Pourtant je suis l'unique coupable. Une erreur. Une seule. Je n'y comprends rien. Je croyais bien faire, je ne savais pas où cela me mènerait.
Finalement je vais renoncer à tout. Je vais reculer. Je ne finirai pas ce que j'ai entrepris. Je ne veux pas encore tout perdre pour ne rien gagner.
Je le connais trop bien. Il est amplifié à une échelle phénoménale. Se sentir si seul. N'exister pour plus rien. Loin. Vide. Abandonné. Totalement perdu. De A à Z j'en suis l'unique coupable. Je sais aujourd'hui que sans ce vide dévastateur, sans cette peste dévorante qui me ronge, j'aurais peut-être jamais pu te désirer à ce point. Tant mieux pour toi ? A quoi bon ?
Quelque chose qui m'a fait tourner le dos aux sourires, simplicités lâches et vacillantes. Je dus creuser et combattre, et pour cela ma bonne raison, la protectrice, aimante, bienveillante, t'a sacrifiée. Un risque trop lourd à prendre. Alors, je suis allé en arrière. J'ai combattu sans relâche. Seul. Abandonné. Par ma propre volonté. Abandonné par moi-même. J'ai taillé centaines de ronces, qui protégeaient le noyau. La source. L'explication. J'ai peut-être obtenu, par un étrange vœu, la force de ne pas devenir totalement fou. Mais j'y suis arrivé. J'ai combattu, j'ai presque vaincu. Le noyau est devant moi.
Comme toujours, j'y suis arrivé. Et comme toujours, trop tard. Mes bras lâchent mon arme. Dans un élan, motivé par des visions de ces sourires, simplicités féroces et enivrantes, je ne me suis pas rendu compte qu'en plus d'être seul, mon unique motivation cachée, toi, s'était enfuie. Celle pour qui je combattais.
Tu m'as perdue déjà depuis longtemps.
Je m'adosse contre le mur. J'observe chaque once d'espoir disparaître à mon simple regard. Des tremblements éphémères voltigent et se laissent glisser le long de mes jambes. Mon dernier regard se pose sur mon arme luisante, inerte, ne demandant qu'à servir, une ultime fois.
Alors non. La bataille n'est pas finie. Je reste là, en espérant qu'un jour elle me revienne. Sans elle, je ne peux plus combattre.
Je lui ai tourné le dos. C'est moi qui l'ai abandonnée, pas le contraire. C'est l'unique erreur que j'ai commise. L'unique erreur. J'ai entrepris un lourd combat. Je l'ai fait seul, au lieu de la laisser m'accompagner. Elle s'est lassée d'attendre. Et elle m'a abandonné à son tour. J'ai fait tout cela... Pour rien ?
Je n'arrive même pas à voir où est l'ironie du sort. Allons quoi, il y a bien une morale ? Quelque chose que je dois apprendre de tout ça, non ? Rien n'est logique. Une simple erreur. Pas de retour ? Pas de rédemption ? Je n'arrive même pas à haïr quiconque. Ni moi. Ni toi. Pourtant je suis l'unique coupable. Une erreur. Une seule. Je n'y comprends rien. Je croyais bien faire, je ne savais pas où cela me mènerait.
Finalement je vais renoncer à tout. Je vais reculer. Je ne finirai pas ce que j'ai entrepris. Je ne veux pas encore tout perdre pour ne rien gagner.
No comments:
Post a Comment