20080327

L'ascension

UNINTERESTING STUFF
Un couloir sombre, des murs de briques. L'atmosphère est sale, malsaine, le vide semble remplir toute vie. Les gens s'affolent, se pressent. Les gens pleurent, se lamentent. Les gens sont tristes, froids. Des larmes heurtent le sol glacial dans un fracas détonant. On n'entend que cela. Les larmes. Ne penser qu'aux larmes.

Les couloirs s'enchevêtrent, se croisent, se nouent. Les salles se forment, se déforment, se séparent. L'une d'elles dégage une froide chaleur. Par terre un corps inerte, couché sur le ventre. Les bras sont rangés contre le tronc, les jambes sont parfaitement étendues de tout leur long. L'ensemble est noyé dans une énorme flaque pourpre, ce pourpre imitant les briques entourant. Les murs pleurent, se lamentent. Les murs sont tristes, froids. Le visage a été soigneusement séparé de la boite crânienne. Un travail minutieux a été accompli. Tout a été fait sans la moindre hésitation, d'un trait, lentement. Chaque geste montre une certitude calculée. Aucun tremblement ne peut être observé sur les marques de la découpe. C'est un travail magnifique. Un chef d'œuvre. Les larmes font trop de bruit. Les larmes. Ne penser qu'aux larmes.

Il faudra savoir qui a accompli cela. Il faudra le féliciter. L'acclamer. Le remercier. Mais non. On le blâmera. On le jugera. On le fera payer. Quelle ironie. Lui, le seul qui a sauvé. Le seul qui a donné la rédemption. Le seul qui a offert le salut. Le seul qui a considéré. Les autres pleurent, se lamentent. Les autres sont tristes, froids. Les autres sont idiots. On entend que leurs larmes. Les larmes. Ne penser qu'aux larmes.

Pourpre, mon tombeau de briques, c'est ici que je suis mort.

1 comment:

Anonymous said...

Etrange texte. J'avoue cette fois ne pas en saisir le véritable sens, mais après tout n'est-ce pas ce que tu recherches Peechou ?