20090116

Cette déchirure ...

La qualifier de pansement serait peut-être d'un choix légèrement douteux.
Elle* est devenue beaucoup plus. Je me rends compte de tout cela chaque jour passé. Je suis un grand indépendant. Je sais que logiquement il me faut ma bulle. Mon espace réservé rien qu'à moi. Et là, je ne comprends pas. Il suffit qu'elle soit loin de moi une poignée d'heures pour que je ressente ce manque intense. Je suis un éternel solitaire oui... Et pour personne je n'ai jusqu'à présent connu cela. Je pouvais passer des jours entiers terrés dans ma tanière, sans éprouver le moindre pincement. Aujourd'hui c'est différent. Et aussi bizarre que ça le soit, avec Elle* ça l'a toujours été, différent. Même avant l'eleven seven.
Cette déchirure, et ce pansement, donc.
"Il y a quelqu'un pour moi."
Aujourd'hui quelqu'un pense à moi constamment. Aujourd'hui je pense à cette même personne constamment. Et il suffit que je sois loin d'elle pendant une poignée d'heures pour que la brume m'envahisse. Ces pensées affreusement débiles, ringardes, et odieusement puériles : "Est-ce qu'elle pense toujours à moi ? Est-ce qu'elle m'aime toujours autant ? Est-ce qu'elle a besoin de moi ... autant que moi j'ai besoin d'elle ?"
Confrontation. Attente. Doute. Satisfaction. Ça a toujours marché comme ça. Je ne redoute même pas le jour où cela ne marchera pas ainsi. Tant que j'ai de l'espoir, tant que j'ai des rêves, sa vie sera la mienne.

Pour la première fois de ma vie je goute au bonheur. Je l'ai bien-sûr eu plusieurs fois au creux de la main, mais je ne l'avais jamais gouté. Aujourd'hui j'ouvre cette main, et je vois les siennes tout autour.

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